RMC

Plus de 300 cas de variants en Moselle: "Comment se fait-il qu'on ne sache pas remonter au premier cas?"

Le département faisait partie de la quinzaine de premiers territoires à passer en couvre-feu avancé à 18 heures au début du mois de janvier. Les "Grandes Gueules" en débattent sur RMC.

Dans la lutte contre l’épidémie de Covid-19, un département inquiète particulièrement l'exécutif: la Moselle. 300 cas de ces variants y sont déjà diagnostiqués a annoncé le ministre de la Santé Olivier Véran, jeudi soir. Dans ce département, les cas sont repérés un peu partout. Des établissements scolaires sont touchés, plusieurs écoles ont dû fermer.

>> A LIRE AUSSI - "On ne sait pas d'où ça vient": inquiétude en Moselle où plus de 300 cas de variants ont été détectés

Sauf que pour l’instant, de l’aveu même du virus, les autorités sanitaires ne savent pas d’où viennent ces cas. Une situation que n’arrive pas à comprendre l’éditrice Isabelle Saporta. 

“Comment se fait-il alors que les pays asiatiques l’ont fait dès le début, remonter sur l’origine du premier cas, on ne soit pas capable de le faire. On tombe des nues en disant qu'on a 300 cas de variants en Moselle sans être capable de savoir d’où ça vient”, indique-t-il.

Un reconfinement par région?

Pour Joëlle Dago-Serry, il faut surtout que les territoires puissent avoir plus d’indépendance vis-à-vis de l’Etat pour pouvoir anticiper ces situations.

“Je rêve d’une sorte d’agilité territoriale. C'est-à-dire qu’on voit qu’il y a une sorte de cluster dans un territoire, hop il ferme tout seul. Je rêve que le ministre Olivier Véran n’est pas à se mettre devant un pupitre pour dire ‘La Moselle’, avec un ton très solennel en parlant d’une toute petite partie de la France. Je voudrais que ce territoire soit un peu autonome dans sa gestion et que le maire ou le préfet puisse dire là on a 300 cas, c’est un petit peu chaud, on va bloquer quelque temps, deux semaines ou trois semaines”, indique-t-elle.

Le maire de Metz, François Grosdidier a réitéré ses demandes de confinement strict. 

En effet, il avait déjà déclaré ces dernières semaines que le couvre-feu à 18h était contre productif et que face à la situation alarmante que connaissait son département, il fallait reconfiner. 

Guillaume Descours