RMC

Un masque respiratoire pour déceler le cancer du poumon: comment fonctionne cette nouvelle technique française?

Cette nouvelle technique, qui analyse le souffle du patient, devrait permettre de déceler les cancers du poumon plus tôt.

Ce mardi, c’est la journée mondiale contre le cancer. Dans ce domaine, la recherche progresse année après année. Notamment en France, où une équipe de l’hôpital Calmette de Lille a mis en place une expérimentation pour dépister le cancer du poumon grâce au souffle du patient.

C’est avec un simple masque respiratoire que le dépistage débute. Dix minutes de respiration pendant lesquelles le patient rejette, sans le savoir, des microparticules dans son masque. Elles sont primordiales pour détecter les signes du cancer. Le professeur Régis Matran, pneumologue au CHU de Lille, en fait la collecte. 

"Ces composés sont spécifiques d’un organe. Ce qui est très intéressant, c’est que lorsque la cellule devient cancéreuse, par exemple, on sait qu’elle va fabriquer d’autres composés organiques volatiles. Donc notre objectif, c’est de pouvoir détecter, de connaître cette signature moléculaire du cancer", explique-t-il.

Objectif: déceler ces cancers plus tôt

Cette expérimentation entend s’adresser d’ici quatre ans aux personnes vivant loin des structures médicales de pointe, d’après le professeur Arnaud Sherpereel pneumologue au CHU de Lille qui participe au projet. 

"Le problème, c’est d’amener les gens jusqu’au scanner, donc il faut déjà essayer d’avoir des outils simples pour dire aux gens : on a mesuré un capteur dans votre haleine. Donc venez passer un scanner, car vous êtes un ancien fumeur et que vous êtes 'à risque', encore plus, sur ces marqueurs", indique-t-il. 

Un dépistage précoce nécessaire. En effet, en France, aujourd’hui, deux-tiers des cancers du poumon sont détectées trop tardivement. 

Olivier Chantereau et Alfred Aurenche avec Guillaume Descours