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Violences en Guadeloupe: face à une "une situation très explosive", Macron appelle à "ne rien céder au mensonge et à la manipulation"

La Guadeloupe est secouée depuis une semaine par un mouvement ayant pour origine la contestation de l'obligation vaccinale des soignants et qui a dégénéré en crise sociale émaillée de nombreuses violences.

Rétablir l'ordre au plus vite ou s'atteler à des mesures sociales d'envergure: droite et gauche conviennent de l'urgence d'agir en Guadeloupe, secouée par une crise violente qui pose un défi à l'exécutif. L'île est secouée depuis une semaine par un mouvement ayant pour origine la contestation de l'obligation vaccinale des soignants et qui a dégénéré en crise sociale émaillée de nombreuses violences.

Emmanuel Macron a assuré lundi la Guadeloupe, en proie à des violences urbaines, de la "solidarité" de la nation face à "une situation très explosive" et demandé à "ne rien céder au mensonge et à la manipulation par certains de cette situation".

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Le chef de l'Etat a assuré, en marge d'une visite à Amiens, qu'il y avait en Guadeloupe "une adhésion croissante à la vaccination", malgré l'opposition d'une "toute petite minorité".

"On ne peut pas utiliser la santé des Françaises et des Français pour mener des combats politiques" et "il faut que "l'ordre public soit maintenu", a-t-il déclaré, alors que l'île antillaise est secouée par un mouvement ayant pour origine la contestation de l'obligation vaccinale des soignants, qui a dégénéré en crise sociale émaillée de nombreuses violences. 

Les violences se poursuivaient en Guadeloupe, contraignant le rectorat à suspendre l'accueil des élèves dans les écoles, collèges et lycées, tandis que des élus de l'île sont attendus à Matignon lundi pour chercher les moyens d'apaiser la contestation qui, partie de l'opposition aux mesures sanitaires, dégénère en crise sociale majeure.

Trente personnes seront jugées lundi en comparution immédiate à Pointe-à-Pitre, soupçonnées d'avoir participé aux violences urbaines qui agitent l'île depuis une semaine, a indiqué dimanche soir le procureur de la République, Patrick Desjardins.

Depuis l'été, le taux de vaccination a progressé en Guadeloupe, avec désormais un taux de près de 90% des soignants vaccinés, et approchant 50% dans la population générale.

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La rédaction de RMC (avec AFP)