RMC

Covid-19: le développement des transports en commun impacté sur le long terme?

DUPIN QUOTIDIEN - Moins de bus, moins de métro…Depuis le début de la semaine l’offre de transports en commun a été réduite en région parisienne. Et en fait la fréquentation des transports en commun a baissé absolument partout en France.

Et d’abord en Île-de-France avec une baisse de la fréquentation de 50% par rapport à un trafic normal et ce depuis le 2e confinement. C’est pour ça que la région a décidé de réduire son offre de 10%, sauf pour les lignes les plus fréquentées. Mais en fait la question ne se pose pas qu'en région parisienne, la fréquentation a baissé partout.

On est en moyenne entre 55 et 65% de taux de fréquentation par rapport à d'habitude (selon l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP)). D'autres villes comme Nantes ou Montpellier ont d'ailleurs également réduit leur offre de transport. A Montpellier par exemple il y a moins de trams et moins de bus en soirée. Et puis d'autres villes ont abandonné des investissements potentiels comme à Lyon où les projets de nouveaux métros ont été pour l'instant remis au placard.

Et il n’y aura pas forcément de retour en arrière

D'abord parce que beaucoup de salariés vont continuer à télétravailler, au moins quelques jours par semaine même après la crise sanitaire. Et puis parce que selon un sondage, l'édition 2020 de l’Observatoire de la mobilité de l'Union des Transports Publics et Ferroviaires, 30% des voyageurs n'ont pas vraiment l'intention de revenir aux transports en commun parce qu’ils ont pris goût à d'autres formes de mobilité comme le vélo, la trottinette ou la marche tout simplement.

Du coup les organismes de transports en commun innovent pour faire revenir les passagers

Parce que tout ça a des conséquences économiques importantes. Le secteur a enregistré depuis le début de la crise, des pertes estimées entre 3,5 et 4 milliards d'euros. Alors il faut bien essayer de rassurer les passagers. La ville de Lyon expérimente par exemple un velours auto nettoyant censé tuer le Covid-19 sur les sièges de ses bus, et dans certains bus justement en région parisienne il n'y a plus besoin d'appuyer sur un bouton pour demander l’arrêt, car des capteurs repèrent votre doigt et demandent l'arrêt à votre place ça c’est la RATP qui teste ça.

Pourtant il y a des données plutôt rassurantes sur le risque de contamination dans les transports, il y a une étude scientifique qui vient d’être publiée. Ce sont des chercheurs qui ont analysé l’air des transports en commun à Londres depuis le mois d’octobre. Ils ont aussi prélevé des échantillons sur les surfaces touchées par les passagers dans les gares, sur les quais et à l’intérieur des trains. Et aucune trace de Coronavirus n’a été trouvée.

Marie Dupin (avec J.A.)