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Fin de la session parlementaire: "tous les projets sont à l'arrêt, c'est l'enfer", déplore un PDG

Depuis le retour des vacances scolaires, toutes les institutions de la République sont à l’arrêt. Le Parlement ne siège plus, chacun cherche à se placer dans les cabinets ministériels et l’administration attend le futur gouvernement pour prendre des décisions. Une paralysie qui freine le travail de Stéphane, chef d’entreprise. Il témoigne dans 100% Bachelot ce vendredi.

Si la campagne ne cesse de surprendre et tourne à cent à l’heure, le gouvernement, lui, s’est éteint. Un ralentissement dans les administrations qui pénalise beaucoup de chefs d’entreprises comme Stéphane. Cet auditeur invité de 100% Bachelot ce vendredi, travaille dans l’agroalimentaire et la chimie. Il raconte comment le système est freiné avant les élections. 

"On se rend compte que huit mois avant les élections, il y a un premier coup d’arrêt. On sent que tous les projets qui viennent, que ce soit des projets industriels, politiques, des autorisations, des subventions, des mises à niveau, tout s’arrête. En France, on a l’impression d’être suspendu aux décisions politiques, que l’entreprise n’a pas d’autre choix que d’attendre patiemment".

"C'est l'enfer"

Ce chef d'une petite entreprise explique ensuite comment cette paralysie administrative le pénalise.

"L’attente pour une entreprise, c’est ce qu’il y a de pire. Concrètement, l’administration qui est censée prendre les décisions attend le prochain Président. Ce n’est pas une question de procédure, c’est une question de prise de décision budgétaire. Nous, on repousse plusieurs fois mais nous avons des engagements, des énormes pressions sur les épaules vis-à-vis des salariés. Surtout en ce moment, c’est l’enfer. Nous ne sommes pas les antis pour qui on veut nous faire passer".
100% Bachelot avec A.B.