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Affaire Théo: "Marine Le Pen refuse de condamner pour gagner les voix des policiers"

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Interrogée au sujet de l’interpellation violente de Théo à Aulnay-sous-Bois, Marine Le Pen en déplacement au commissariat de Juvisy mardi, a refusé de parler de "bavure". Pour la Grande Gueule Charles Consigny, ce n’est rien de plus qu’une stratégie de communication politique.

"Je trouve inadmissible de clouer au pilori des policiers avant même que l'enquête ait débuté." C’est avec ces mots que Marine Le Pen s’est exprimée sur le contrôle d’identité violent qu’a subi Théo, à Aulnay-sous-Bois. Ce jeune homme de 22 ans souffre d’une déchirure au niveau de la zone rectale et s’est vu prescrire 60 jours d’incapacité de travail. Pour la Grande Gueule Charles Consigny, les déclarations de Marine Le Pen sont "inqualifiables" et correspondent à une simple volonté de s’approprier le vote des policiers.

"Marine Le Pen, d’une manière que j’ai trouvé inqualifiable et absolument déshonorante, a refusé de condamner la bavure sur Théo. Même s’il n’y a pas viol, il y a quand même bavure parce qu’il y a une violence excessive. Je rappelle que c’est un contrôle d’identité sur un jeune homme de 22 ans. Je rappelle qu’il y a quatre policiers sur lui qui le ceinturent et qui le brutalisent."

Pour lui, il est inconcevable de ne pas parler de "bavure" dans ce cas précis. "Alors je veux bien que ce soit pour les besoins d’une interpellation sauf que cette interpellation n’est en rien justifié puisqu’il s’agit d’un contrôle d’identité. Ce n’était pas une filature et ce n’était pas un dealer. Ce que je dis juste c’est que, dans ces conditions, Marine Le Pen refuse de condamner cela uniquement pour gagner les voix des policiers. Moi je dis au policier 'ne soyez pas dupes de ce comportement scandaleux'".

Les Grandes Gueules avec A. B.