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"Il faut qu’ils nous laissent retrouver une activité", plaide le chef Yves Camdeborde sur RMC

Invité des "Grandes Gueules", le chef affirme attendre avec impatience la réouverture des restaurants mais trouve absurde la volonté de la mairie de Paris de faire payer pour les terrasses éphémères.

La France est presque à l’heure du déconfinement. Emmanuel Macron doit s’exprimer ce vendredi pour détailler les perspectives de ce déconfinement. Parmi ceux qui attendent le plus de réponses de la part du président de la République, il y a bien sûr les restaurateurs. Alors qu’ils sont fermés depuis de longs mois, ces derniers espèrent une réouverture rapide.

Le Premier ministre Jean Castex avait affirmé la semaine dernière que les terrasses pourraient rouvrir à partir de la mi-mai en fonction de la situation sanitaire. Mais à Paris, les restaurateurs vont aussi devoir faire face à une nouvelle difficulté. En effet, selon Le Parisien, la ville a décidé de restaurer le droit d’étendre sa terrasse, les fameuses terrasses éphémères sur le domaine public. Sauf que celles-ci ne seront plus gratuites.

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Une ineptie pour le chef Yves Candeborde, qui était invité du Grand Oral des Grandes Gueules ce jeudi. 

“Il y a un terme qui a été terrible à entendre, c’est celui de ‘renflouer les caisses de la mairie de Paris’. Ce n'est pas moi le covid, ce n’est pas de ma faute. Moi, je suis d’accord, qu’on me renfloue mes caisses et après, je renfloue les leurs. C’est donnant-donnant. À un moment donné, c’est une aberration. Aujourd’hui, il faut qu’ils nous laissent retrouver une activité, qu’on se retrouve à flot financièrement parlant et après, on pourra envisager de nous faire payer des taxes de voiries pour conserver les terrasses”, assure-t-il.

La réouverture des terrasses, insuffisant? 

Il assure par ailleurs que beaucoup de restaurateurs qui n’ont pas de terrasses suffisamment grandes ne pourront pas rouvrir et se retrouver sur le plan financier. Il prend son cas comme exemple. 

“J’ai quatre établissements dans le 6e arrondissement, il y en a deux qu’on peut ouvrir pour ‘vivoté’, pour se faire plaisir parce qu’on en a besoin. Mais y en a deux autres où ce n’est même pas la peine, j’ai une terrasse où je peux mettre quatre couverts. Donc, pour ceux-là, on sera obligé de rester fermé”, indique-t-il.

Nul doute que les annonces d’Emmanuel Macron seront scrutées à la loupe par les restaurateurs ce vendredi avec l’espoir d’une amélioration. 

Guillaume Descours