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"Il y a eu des graves déceptions lors des précédents mandats": Julien Aubert veut changer le visage des Républicains

Engagé dans la course à la présidence du parti des Républicains, le député du Vaucluse, appelle à un renouvellement des interlocuteurs du parti dans le but de rassembler et de redonner un nouvel élan au parti de droite.

Il sera l’un des trois candidats à la présidence des Républicains le 13 novembre prochain. Julien Aubert, député du Vaucluse, veut changer le visage du parti qui, il le reconnaît lui-même, n’est plus entendu même par ses militants. 

Selon, pour de nouveau se faire entendre, il faut que le parti change le visage de ses têtes d’affiche sans pour autant tomber dans le jeunisme. En effet, selon lui, si les électeurs de droite se sont, pour certains, tournés vers l’extrême droite, c’est d’abord parce que certains se sont senti trahis.

"Ils ont eu l’impression qu’on les prenait pour des imbéciles. Il y a eu des graves déceptions lors des précédents mandats et puis parce qu’on a parfois donné l’impression qu’on s’intéressait trop à la défense des plus privilégiés en oubliant la défense du peuple", indique-t-il. 

"Recréer du sens civique"

Lui se place en opposition avec l’extrême droite, mais aussi avec Marion Maréchal Le Pen qui a organisé le week-end dernier une grande convention pour tenter de rassembler. 

"Je veux rassembler les gens qui sont attachés à la République, qui considère qu’aujourd’hui la République est en danger par la ghettoïsation, le communautarisme, mais aussi le phénomène de déliaison sociale qui est en train de se produire sous nos yeux. Donc on doit recréer du sens civique, et un peuple de citoyens", estime-t-il. 

Il juge que ce qui le différencie de l’extrême droite, c’est par exemple la théorie du grand remplacement que lui ne cautionne pas même s’il reconnaît un problème dans l’intégration de certains individus. 

Julien Aubert, qui faisait partie de la même promotion à l’ENA qu’Emmanuel Macron, sera opposé à Christian Jacob et Guillaume Larrivé pour le poste de président des Républicains. 

Guillaume Descours