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Gilets jaunes: "Ils ne veulent pas des aides, ils veulent simplement vivre de leur travail", affirme Hervé Morin

Le président des régions de France a regretté qu'Emmanuel Macron ne revienne pas sur la hausse des taxes sur les carburants. Selon lui, le président fait preuve d'entêtement.

Macron s’est exprimé pendant plus d’une heure ce mardi dans un contexte de colère sociale et avec en toile de fond la mobilisation des gilets jaunes. Malgré son discours, le président ne semble pas avoir convaincu. 

"Le président a eu des mots de considérations, de reconnaissance des difficultés de nos compatriotes, de reconnaissance de la fracture territoriale. Mais surtout, j’ai retenu qu’on ne prenait pas la mesure symbolique qu’il faut pour reprendre le fil du dialogue, qui est de suspendre la hausse des cotisations sur l’essence", explique Hervé Morin, président du conseil régional de Normandie, et président des régions de France. 

Une fin de mandat difficile

S’il estime que le président de la République a désavoué certains membres du gouvernement dans son discours en n’évoquant pas certains points qui ont été évoqués maladroitement par certains ministres comme Christophe Castaner et Gérald Darmanin qui avait parlé de chemise brune en parlant des gilets jaunes, il ne fait cependant pas ce qui faut pour une reprise du dialogue.

"Nos compatriotes, c’est extrêmement simple ce qu’ils veulent. Ils ne veulent pas des aides, ils veulent simplement vivre de leur travail", affirme Hervé Morin. 

Selon lui, le gouvernement n’emploie pas la bonne méthode en misant sur l’épuisement des gilets jaunes. "Le gouvernement sortira essorer de cette histoire. Et les trois dernières années du quinquennat seront très difficile parce qu’il n’aura plus la relation de confiance permettant de procéder à un certain nombre de réformes dont on a besoin", reprend Hervé Morin. 

Radio Brunet (Avec G.D)