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Jihadistes français condamnés à mort en Irak: le ton monte entre Éric Brunet et un avocat sur RMC

Emmanuel Daoud, avocat signataire d’une tribune contre les condamnations à mort de jihadistes français en Irak, était l’invité de l’émission d’Eric Brunet. En désaccord sur la question, le ton est rapidement monté entre les deux hommes.

En prenant le risque de faire condamner à mort certains de ses ressortissants, la France s'expose à un "immense déshonneur" qui pourrait laisser "une tâche indélébile" sur le mandat d'Emmanuel Macron, dénoncent lundi plus de quarante avocats.

Ces avocats estiment dans une tribune à Franceinfo.fr que "l'exécution de ces peines ou même autoriser leur prononcé (...) reviendrait à répondre à la barbarie par une peine que nous prohibons catégoriquement".

Pour Maître Emmanuel Daoud, avocat signataire de la tribune et invité de Radio Brunet ce lundi 3 juin: "Refuser d’intervenir, c’est une façon de renoncer à nos principes et c’est une victoire pour les terroristes".

"La France n'a pas voulu rapatrier ses ressortissants et a préféré les exposer à la peine de mort et à des procès expéditifs dont nous savons qu'ils méconnaissent gravement les droits de la défense", expliquent les avocats dans la tribune.

C'est une phrase, prononcée par Eric Brunet à ce sujet qui a provoqué l'agacement de Me Daoud: "La tentation est de dire que l’Irak est une dictature. (…) Aujourd'hui, l’Irak qui est décrit par bien des bobos germanopratins ne me semble pas correspondre à la réalité", a affirmé l'animateur.

"Je suis resté courtois. Je n’ai pas employé des termes pour vous déconsidérez en parlant de bobos. Là je ne suis pas à Saint-Germain-des-Prés, je suis au regard des standards internationaux que la France doit appliquer et faire respecter. La justice irakienne n’est pas équitable. Vous pouvez dire ce que vous voulez, Etat en guerre ou pas, germanopratin ou pas, ça ne correspond pas à la réalité", a réagi Emmanuel Daoud, visiblement agacé.

"Ne me caricaturez pas, je ne suis ni un militant de la peine de mort, ni quelqu'un qui dit que les peines ne sont pas assez sévères en France", lui a rétorqué Eric Brunet, avant de passer la parole à un autre intervenant.

Radio Brunet (avec Caroline Petit)