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Violences en marge des "gilets jaunes": "On est en train de perdre la guerre de l'opinion publique"

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Après un nouveau samedi marqué par la violence en marge d'un rassemblement de "gilets jaunes" sur les Champs-Elysées, l'exécutif va hausser le ton. Le "gilet jaune" Benjamin Cauchy met en garde les siens dans Radio Brunet ce lundi.

Après des samedis plus calmes ces dernières semaines, les violences ont repris de plus belle samedi sur les Champs-Elysées. Près d'un millier de casseurs s'en sont pris aux commerces et restaurants de l'avenue parisienne. Un samedi noir qui a forcé Emmanuel Macron a écourté son séjour au ski pour trouver une "réponse sécuritaire" qui doit aboutir à l'annonce de mesures ce lundi.

Les dégâts liés aux manifestations des "gilets jaunes" en France ont en effet été estimés à 170 millions d'euros par la fédération française de l'assurance (FFA) lundi, sans compter les nouvelles dégradations commises samedi.

"Entre 'black blocs', 'gilets jaunes' radicalisés et mauvaise stratégie policière..."

Certains, comme Eric Brunet, estiment que les "gilets jaunes" se rendent complices des casseurs en participant à des manifestations non-déclarées en préfecture auprès de black blocs. Benjamin Cauchy des "Gilets jaunes libres", invité de Radio Brunet, ne pense pas que ce soit le cas mais qu'il faire attention à l'opinion publique qui se lasse de ces incidents à répétition.

"Les 'gilets jaunes' ne sont pas complices, je dirais que dans une grande majorité ce sont des chevaux de Troie, des 'blacks blocs' principalement. Entre ces derniers qui veulent en découdre avec la République, des “gilets jaunes” qui deviennent de plus en plus radicalisés complices de certains 'black blocs' et le gouvernement qui a adopté une très mauvaise stratégie policière pour contenir ces black blocs...."

Des "leaders" de "gilets jaunes" inconscients?

Matignon avait reconnu dès dimanche des "dysfonctionnements" du dispositif de sécurité face à une flambée de violence qui renvoie à un niveau de tension connu en décembre, avec le saccage de l'Arc de Triomphe.

"Ce ne sont pas les gilets jaunes de la première heure", reprend benjamin Cauchy. "C'est une connerie sans nom d’être le cheval de Troie de casseurs. De nombreux, non pas leaders, mais référents médiatiques de gilets jaunes, par leur inconscience peuvent laisser se propager cette violence. Il est de ma responsabilité en tant que gilet jaune qui passe souvent à l’antenne de leur rappeler d’être le plus pacifique possible car on est en train de perdre la guerre de l’opinion publique. Soyons bien clairs là-dessus."
James Abbott