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Crash de l'A320: "La piste terroriste n'est pas privilégiée"

Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie et ministre de tutelle des Transports, était l'invitée de Jean-Jacques Bourdin ce mercredi matin sur RMC. Elle a notamment estimé qu'à ce stade de l'enquête, "toutes les hypothèses sont envisageables".

L'enquête sur le crash de l'Airbus A320 de la compagnie Germanwings avance. Une des deux boîtes boires de l'avion été retrouvée dès mardi soir, quelques heures seulement après le crash survenu en haute montagne, entre Digne-les-Bains et Barcelonnette dans les Alpes-de-Haute-Provence. Bien qu'elle soit "endommagée", cette boîte noire est le scellé numéro 1 de l'enquête car, "exploitable", elle pourrait permettre de lever en partie le voile sur les circonstances du drame puisqu'il s'agit de celle qui enregistre les sons et les bruits dans le cockpit (CVR pour "cockpit voice recorder"). Une information confirmée sur RMC ce mercredi par Ségolène Royal: "il s'agit bien de l'enregistreur phonique, ce n'est pas encore la boîte noire des paramètres techniques".

Invitée de Jean-Jacques Bourdin, la ministre de l'Ecologie et ministre de tutelle des Transports indique aussi que "les contrôleurs aériens du centre d'Aix-en-Provence m'ont déjà remis leur rapport avec une chronologie assez précise. A 10h30, l'avion est pris en charge par le centre d'avion de navigation aérienne d'Aix-en-Provence. Il est à ce moment-là à 11.400 mètres d'altitude au-dessus de Bandol. Lors de ce dernier contact radio, le contrôle aérien avait indiqué au pilote de maintenir son niveau de vol à cette altitude et de le rappeler ultérieurement. Le pilote a confirmé. Mais une minute après, à 10h31, l'avion commence à descendre sans autorisation".

La boîte noire envoyée à Paris

Dès lors, "il est rappelé par le contrôleur aérien. Mais sans réponse. L'avion continue à descendre. Le contrôleur aérien donne l'alerte à 10h35. A 10h40, l'avion n'est plus qu'à 2.000 mètres d'altitude et disparait à ce moment-là des radars. A 10h49, c'est donc très rapide, les hélicoptères du peloton de gendarmerie de haute-montagne de Jausiers (Alpes de Haute-Provence) décollent. Puis les hélicoptères de la sécurité civile de Digne-les-Bains et à 11h10 ces engins sont sur le site et retrouvent les restes de l'avion".

Dans Bourdin Direct, Ségolène Royal, qui s'était rendue dans la journée de mardi sur le lieu de la catastrophe, fait ensuite un point sur l'enquête. Elle explique que "la première boîte noire retrouvée va être envoyée à Paris au BEA (Bureau enquête analyse, ndlr) et l'on saura dans la journée son degré d'exploitation". La ministre de tutelle des Transports indique ensuite que "toutes les hypothèses sont envisageables" pour expliquer l'accident de cet Airbus A320: "l'enquête est en cours et à ce stade on ne peut rien dire de plus". Interrogée par Jean-Jacques Bourdin à propos de l'hypothèse d'un acte terroriste, la ministre a répondu: "Ce n'est pas la piste qui est privilégiée aujourd'hui".

Maxime Ricard