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Déficit : "Donner plus de temps à la France", explique Schulz

Martin Schulz, président du Parlement européen et candidat à la présidence de la Commission européenne.

Martin Schulz, président du Parlement européen et candidat à la présidence de la Commission européenne. - -

Déficit, place de la France en Europe, euroscepticisme: Martin Schulz, président du Parlement européen et candidat à la présidence de la Commission européenne, était l'invité vendredi matin, de BFMTV et RMC.

Martin Schulz, président du Parlement européen et candidat à la présidence de la Commission européenne était l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV. Il a souligné l'importance de la France dans l'Union Européenne et appelé à une certaine souplesse concernant la réduction des déficits et les réformes engagées par la France. "Je suis absolument pour qu'on réfléchisse sur les 3% négociés à Bruxelles. Pour Michel Sapin, ça veut dire respecter les règles de l'Union et pour l'Union ça veut dire respecter la capacité de la France à se reformer dans un délai peut être plus long que trois ans. La chose importante à Bruxelles n'est pas que la France applique les règles. Si on veut que le chômage baisse et que la croissance augmente il faut donner plus de temps".

"La France et l'Italie sont membres du G8, nous avons besoin d'eux pour booster notre économie européenne, nous avons besoin d'une France forte", a-t-il encore rappelé.

Montebourg et le "carburant du FN"

"Barroso et la commission européenne sont le carburant du FN, a dit Arnaud Montebourg jeudi soir sur France 2. Le bilan de l'UE n'est pas brillant". Martin Schulz, qui n'avait voulu directement rebondir sur les propos du ministre de l'Economie, a rappelé que "les états membres sont propriétaires de l'union européenne et que les ministres Montebourg et Sapin pourront donner la position de la France sur la question du bilan Mais, le carburant du FN, c'est le désespoir économique".

"La lutte contre le chômage et la réduction des déficits, qui ne se fera pas sans croissance, doivent être la priorité", a assuré l'eurodéputé allemand.

La rédaction