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Cantines scolaires: comment certaines villes arrivent à limiter la hausse des prix

Le prix de la cantine devrait augmenter de 5 à 10% cette année à cause de l'inflation. Mais pour épargner les parents, certaines communes ont décidé de maintenir les prix, quitte à empiéter sur le budget d'autres postes.

La rentrée scolaire approche et l'inflation pourrait bien toucher un nouveau secteur: celui des cantines scolaires. D'après l'association des maires de France, les prestataires qui fournissent les repas de la cantine scolaire demandent une augmentation des tarifs de 5 à 10%, en raison de la hausse du prix des matières premières et des salaires. Malgré cette hausse, de nombreuses communes ont décidé de maintenir leur prix afin d'épargner les parents.

Pour les familles lyonnaises, la cantine scolaire restera au même prix à la rentrée. La mairie a décidé d'assumer l'inflation des denrées alimentaires, explique Stéphanie Léger, adjointe au maire déléguée à l'Éducation.

“On sait très bien que les familles vont acheter des produits plus industriels. Proposer vraiment quelque chose de qualité au moment de la cantine, c’est garantir une alimentation plus saine en cette période de difficulté économique”, assure-t-elle.

Des efforts... mais jusqu'à quand?

À Avignon, la mairie va même réduire les prix. Jusqu'à un euro de moins par repas pour certaines familles. Un coût annuel de 500.000 euros, qui sera compensé en imposant la réservation à l'avance pour limiter le gaspillage, assure Cécile Helle, la maire. “On passe à 15 jours avant. Cela nous permet d’ajuster au mieux les commandes de produits alimentaires. Sur l’année dernière, c’est presque 50 tonnes gaspillées et l’idée, c’est de passer à zéro tonne”, insiste-t-elle.

À Mennecy, la hausse est limitée à moins de 2% en moyenne, mais pour combien de temps, se demande le maire, Jean-Philippe Dugoin-Clément.

“On va essayer de réduire un petit peu sur d’autres postes. Mais à force de réduire, il y a des moments où on ne peut plus le faire. Les communes sont à l’os. Si ces hausses devaient se poursuivre l’année scolaire suivante, il y aurait un problème”, appuie-t-il.

D'autres solutions sont explorées dans certaines communes, comme la réduction du nombre de choix au self par exemple.

Aymeric Dantreuille et Caroline Philippe avec Guillaume Descours