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Bruno Le Maire ministre de l'Economie: "est-ce qu'il va être capable de s'occuper de l'industrie?"

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- - CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Bruno Le Maire, député Les Républicains de l'Eure, a été nommé ministre de l'Economie et des Finances ce mercredi. Alors que plusieurs dossiers sociaux se trouvent déjà sur son bureau, l'arrivée de l'ancien candidat à la primaire de la droite laisse sceptique les syndicats.

A 48 ans, Bruno Le Maire, candidat malheureux à la primaire de la droite en novembre dernier, intègre le gouvernement d'Edouard Philippe. Et pas à n'importe quel poste. En effet, le député de l'Eure a été nommé ce mercredi ministre d'Etat en charge de l'Economie, des Finances et de l'Industrie. Un rôle clef pour celui qui a été directeur de cabinet de Dominique de Villepin, au ministère de l'Intérieur, puis à Matignon, mais aussi secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, et ministre de l'Agriculture sous Sarkozy (2009-2012).

Alors que plusieurs gros dossiers sociaux se trouvent déjà sur son bureau (Whirlpool, Vivarte, GM&S...), Yann Augras, secrétaire du CE-CGT de GM&S, se montre très sceptique quant à cette nomination: "Bruno Le Maire est de droite. Il y a quelques années, il était ministre de l'Agriculture mais est-ce qu'il va être capable de s'occuper de l'industrie? Je ne sais pas. Je pense qu'il faut quelqu'un qui ait les reins solides."

"Ce qui compte, ce sont les résultats"

"C'est peut-être trop tôt pour dire qu'il n'y arrivera pas, admet-il. Mais si vraiment il a l'intention de se battre pour les salariés, il prend sa voiture et il se dépêche de venir dans la Creuse parce qu'il y a du travail." Selon lui, "on va très vite comprendre s'il veut défendre les entreprises de l'industrie en France ou si ça ne sera qu'une façade et qu'il n'en aura rien à foutre". "On ne partage pas les fondamentaux libéraux de Bruno Le Maire", souligne pour sa part Karim Cheboub, représentant syndical CGT du groupe Vivarte.

"Mais, à ce niveau de responsabilités, quand on a déjà été ministre de l'Agriculture, cela veut dire que l'on connaît l'administration, nuance-t-il. Après, c'est une question d'efficacité. Ils ont quand même assez de diplômes pour pouvoir comprendre l'entreprise et aller très, très vite dans les réformes. Nous, ce qui compte, ce sont les résultats".

M.R avec Anaïs Bouitcha