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"Agir ou subir?": le gouvernement accusé de "propagande" dans un clip pour les élections européennes

Plusieurs personnalités politiques françaises, notamment le mouvement Générations de Benoit Hamon, ont saisi le CSA pour faire retirer la vidéo.

Trop "musclé", le clip officiel pour inciter les Français à voter?

"Immigration: maîtriser ou subir?", "Climat: agir ou ignorer?", "emploi: partenaires ou concurrents?", "Europe: union ou division ?", sont les quatre thèmes abordés, sur fond d'images choc et musique alarmiste, dans le clip du gouvernement qui a été visionné plus d'un million de fois en moins d'une semaine. 

On peut ainsi y voir le ministre italien de l'Intérieur et le premier ministre Hongrois, haranguant les foules. Deux figures de l'extrême-droite européenne utilisées pour illustrer l'Europe "unie ou divisée" peut-on lire dans cette vidéo.

Ca n'a pas manqué de faire réagir Matteo Savini sur Twitter: "Le gouvernement français publie, avec l'argent des contribuables, un clip officiel pour les Européennes en m'utilisant comme un épouvantail. Macron et ses amis doivent avoir très peur. En 2019, un printemps des peuples va les balayer en france" écrit-il.

Presque tous les partis d'opposition ont demandé de retirer cette vidéo et accusé le gouvernement de faire la promotion de son propre parti: le mouvement Générations de Benoit Hamon a ainsi annoncé saisir le CSA pour faire retirer cette vidéo. Benjamin Lucas, le secrétaire général de Génération.s dénonce un clip de "propagande partisane de l’Etat": 

"Nous avons saisi la commission national des comptes de campagne parce qu'il y a un usage partisan de l'appareil d'Etat au service de la propagande de LREM. Dans une démocratie, il ne faut pas confondre l'Etat, ses institutions garantes de notre fonctionnement démocratique, ceux qui exercent des responsabilités et qui en sont garants et une campagne partisane pour les élections européennes. Il y a quelque chose de choquant, de scandaleux qui veut confisquer le débat au citoyen".

Emmanuel Macron n'a cessé ces dernières semaines de marteler que les élections européennes de mai 2019 se résumeraient à une lutte entre progressistes et nationalistes.

Du coté de la République En Marche consigne avait été donnée jeudi soir de ne pas réagir aux accusations pour le moment. 

Claire Andrieux et X.A