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Brexit: les douaniers français s'inquiètent de la "galère" à venir

En cas de Brexit dur, les contrôles à l'arrivée des bateaux seraient évidemment beaucoup plus importants ce qui ferait perdre beaucoup de temps à tout le monde.

Au port de Dieppe, un Brexit dur inquiète les travailleurs. Chaque semaine, Jason, un déménageur anglais, doit traverser la Manche avant de se rendre en Espagne. Cet habitué s'inquiète du Brexit à venir: "Ca va rendre mon boulot beaucoup plus long: un jour de plus à l'aller pour aller en Espagne, un jour de plus au retour. Ça va rendre tout plus compliqué pour nous et pour les douaniers".

Pour l'instant, les douaniers contrôlent seulement les identités. En cas de Brexit dur, ils devront aussi vérifier les marchandises. Sébastien Coulibeuf est secrétaire régional de la CGT-Douanes de Rouen: "Le temps actuel de contrôle est de quelques minutes, là ça sera 15-20 minutes, des files d'attente qui se créent. Ça va être une galère puisqu'en terme d'effectifs, on ne pourra pas assurer ces nouvelles missions".

Des installations à 5 à 10 millions d'euros par port

Des aménagements sur le port doivent aussi avoir lieu. Philippe Deiss, le directeur général des ports de Normandie se veut rassurant: "Nous nous sommes mis en état de pouvoir traiter le Brexit le plus dur dans des installations –pour certaines provisoires-, mais qui nous permettent de traiter dès le 30 mars l'ensemble des contrôles sous réserve qu'il y ait des agents. C'est l'assurance qui nous a été donnée".

Construire des installations définitives en cas de Brexit dur coûtera entre 5 et 10 millions d'euros pour chaque port normand.

Mahault Becker-Granier (avec P.B.)