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Guerre en Ukraine: Emmanuel Macron est arrivé à Kiev

Emmanuel Macron, le président de la République, est arrivé à Kiev ce jeudi matin. C'est son premier déplacement en Ukraine depuis le déclenchement de la guerre, en février.

Emmanuel Macron en Ukraine. Le président de la République est arrivé à Kiev ce jeudi matin, vers 8h30. Son premier déplacement dans le pays depuis le déclenchement de la guerre à la fin du mois de février. Il est accompagné par le chancelier allemand Olaf Scholz et le chef du gouvernement italien Mario Draghi. Ils ont pris place ensemble à bord d'un train spécial à destination de la capitale ukrainienne, parti de Pologne.

"On va retrouver le président Zelensky pour à la fois nous rendre sur un site de guerre où des massacres ont été commis, et pour conduire des entretiens prévus", a expliqué Emmanuel Macron à la descente du train à Kiev. "J'aimerais envoyer un message de soutien et d'unité européenne aux Ukrainiens et Ukrainiennes", a ajouté le président de la République.

Les enjeux de l'armement et du blé

Après quatre mois de guerre, c'est une visite très symbolique pour Emmanuel Macron, qui comporte aussi de nombreux enjeux. Le premier, c’est l’armement, au moment où les combats sont particulièrement violents dans le Donbass. Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, réclame plus d’aide de la part de ses alliés. Mercredi, ce sont les Américains qui ont annoncé un milliard de dollars supplémentaire pour armer la résistance. Selon nos informations, la France pourrait elle aussi aller en ce sens ce jeudi. Des sources militaires évoquent notamment de nouvelles livraisons des canons Caesar.

D’un point de vue politique, le déplacement à Kiev du président Macron, aux côtés des dirigeants allemands et italiens, est un geste fort de soutien à l’Ukraine, qui attend toujours l’ouverture des négociations pour son adhésion à l’Union européenne.

Et dernier sujet brûlant au cœur de ce déplacement, la question du blé ukrainien bloqué dans le port d’Odessa. L’Élysée souhaite depuis plusieurs semaines régler ce dossier complexe. Pour cela, il faut déminer la Mer Noire, trouver des assureurs pour les bateaux et lever les restrictions russes qui souhaitent contrôler les futurs navires. Des conditions tout simplement inacceptables pour la France.

GDe avec Jérémy Trottin