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Guerre en Ukraine: Raphaël Glucksmann se paye François Fillon, "un employé de Vladimir Poutine"

Sur Twitter, ce jeudi, l'ancien Premier ministre français François Fillon a regretté le refus des occidentaux d'entendre "les revendications russes" depuis des années. Des propos qui ont fait réagir le député européen Raphaël Glucksmann, alors que la Russie a lancé une opération militaire en Ukraine.

La guerre a démarré en Ukraine. La Russie, par la voix de son président Vladimir Poutine, a annoncé une "opération militaire". Si la communauté internationale, et notamment la France, a condamné l’opération russe, certains se sont montrés plus timorés sur cette condamnation.

C’est par exemple le cas de François Fillon, ancien Premier ministre et candidat à la présidentielle en 2017. Sur Twitter, il écrit ce jeudi: "Je condamne l’usage de la force en Ukraine. Mais depuis dix ans, je mets en garde contre le refus des occidentaux de prendre en compte les revendications russes sur l'expansion de l’Otan. Cette attitude conduit aujourd’hui à une confrontation dangereuse qui aurait pu être évitée".

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"Il va falloir mettre un terme à ces trahisons"

Pour Raphaël Glucksmann, député européen, les mots de François Fillon sont orientés, car il est "un employé de Vladimir Poutine". En effet, depuis 2021, l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy travaille pour un groupe pétrolier russe, où il est un des représentants de la Russie au conseil d’administration.

“François Fillon est un employé de Vladimir Poutine, il représente l’Etat russe au sein d’une entreprise énergétique russe. Et il fait partie de ces dirigeants européens, il y en a dans tous les pays et dans tous les partis, qui ont décidé de servir les intérêts russes. Ce n’est pas un commentateur, c'est un employé de Vladimir Poutine et il va falloir mettre un terme à ces trahisons", indique Raphaël Glucksmann sur RMC/BFMTV ce jeudi matin. 

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"Il faut lui parler en position de force"

Raphaël Glucksmann appelle par ailleurs à arrêter d’essayer de parlementer diplomatiquement avec la Russie, et à montrer une position de force. 

"Aujourd’hui, il faut frapper l’ensemble du régime de Vladimir Poutine. Il faut frapper les banques qui sont liées à ce régime et il faut frapper toutes les entreprises, dont les entreprises énergétiques qui ont pignon sur rue en Europe comme Gazprom. On parle avec la Russie depuis 20 ans. Chaque président français a essayé de nouer une relation privilégiée: Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron, qui a tenté Brégançon, le musée de l'Ermitage, Versailles… On n’arrête pas de lui parler, mais il faut lui parler en position de force", explique-t-il.

Il appelle ce jeudi à frapper l’ensemble des oligarques russes qui sont les piliers du régime de Vladimir Poutine. "Il faut arrêter cette hypocrisie qui consiste à condamner les actions du régime russe et à autoriser les yachts des Abramovitch, Rotenberg, de mouiller dans nos ports. Il faut saisir les chalets à Courchevel, les villas sur la Côte d’Azur, prendre les appartements de monsieur Peskov par exemple, le porte-parole du Kremlin, qui a des appartements partout dans le 8e arrondissement de Paris. Il faut saisir leurs biens et leurs avoirs", insiste-t-il. 

Guillaume Descours