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L'ex-communicante de DSK raconte les coulisses de son arrestation: "J'ai d'abord été dans le déni..."

Invitée ce mercredi de M comme Maïtena sur RMC, Anne Hommel a raconté comment elle avait appris l'arrestation de DSK à New York, le 14 mai 2011, et dont elle gérait la communication.

On la surnomme "Mme communication de crise", "la communicante des parias" ou "la femme qui sauvait les hommes". Rare dans les médias, Anne Hommel, a raconté ce mercredi dans M comme Maïtena comment elle avait appris l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn à New-York, le 14 mai 2011.

"J'étais à Paris et je venais de l'avoir au téléphone juste avant son arrestation. Il allait prendre l'avion et je l'attendais le lendemain à Paris, raconte sur RMC celle qui gérait la communication de celui qui devait se présenter à l'élection présidentielle. Et il n'est jamais rentré… Il était 1h du matin, et j'ai vu une quantité anormale de messages arriver sur mon téléphone. J'ai regardé Internet et j'ai compris ce qu'il se passait. Pour jouer avec ce que le réel venait de m'amener, je l'ai d'abord nié. Je me suis mise dans une espèce de déni absolu et je me suis recouchée 10 minutes. Et puis je me suis mis en pilotage automatique pour agir".

Sa première décision? "Faire sortir Anne Sinclair de son domicile de la Place des Vosges. Elle était seule et allait sans doute avoir affaire à énormément de paparazzi et de journalistes en bas de chez elle".

"Une histoire humainement malheureuse, mais professionnellement très riche"

De cette affaire DSK qui l'a marquée, elle parle d'une "histoire humainement malheureuse, mais professionnellement très riche en apprentissage" de son métier de communicante. "Cette crise m'a permis d'acquérir un savoir-faire qui était assez particulier, dans un monde où le digital venait d'arriver. Il a fallu l'appréhender plus vite que les autres".

Forte de cette expérience, Anne Hommel s'est ensuite occupée de Jérôme Cahuzac, de Charlie Hebdo. Gérer une communication de crise, c'est "lire les tweets à 5h du matin, guetter le bouclage d'un quotidien jusqu'à 23h, c'est avoir les clients inquiets au téléphone… c'est une immersion permanente dans mon existence". Ce qui l'a poussée notamment à "arrêter la politique". "La vie politique est chronophage et je ne peux pas être auprès des politiques qui ont besoin d'une présence quasi permanente".

P. G. avec Maïtena Biraben