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Déprime chez les militants LR: "Je suis consterné par la déconfiture de notre parti"

Depuis la défaite de François Fillon les militants LR doutent, certains ont même quitté le parti.

Laurent Wauquiez lance cette semaine sa candidature à la présidence de LR. Plusieurs rendez-vous à l'ordre du jour: un meeting ce soir à Chateaurenard dans les Bouches du Rhône, fief LR... et la traditionnelle montée du Mont Mezen dimanche en Haute Loire, Laurent Wauqiuez jouera à domicile.

Le choix de Chateaurenard n'est pas anodin, c'est là que Jean-François Copé alors patron de l'UMP a longtemps fait sa rentrée politique. C'est là aussi que Nicolas Sarkozy avait annoncé sa candidature à la primaire de la droite l'an dernier.

"On a à nouveau cette même vieille droite toujours présente qui ne me convient pas du tout"

Les quelque 250.000 militants encartés à LR seront amenés à faire leur choix réunis en congrès virtuel les 10 et 17 décembre. En attendant, ils sont nombreux à être dépités, dégoutés ou déboussolés. Certains militants ne savent plus à quel leader se vouer. Et le perspective Laurent Wauquiez ne les enchantent pas. Alain, militant en Haute-Savoie a jeté l'éponge et n'a pas renouvelé son adhésion. "Je considère qu'on a à nouveau cette même vieille droite toujours présente qui ne me convient pas du tout. Je suis dans l'attente de quelqu'un qui puisse porter mes convictions et qui ait un peu cette aura pour mobiliser nos troupes. Je suis vraiment consterné par la déconfiture de notre parti".

Au siège des Républicains on minimise: oui il y eu une vague de départs après la présidentielle, 500 militants ont par exemple quitté la fédération du Nord. Mais l'hémorragie semble aujourd'hui endiguée. LR revendique 230.000 adhérents, ce qui n'empêchent pas les doutes. Damien Abad est député LR de L'Ain: "Les militants ont été blessés, heurtés par la dislocation de la droite. Aujourd'hui il faut reconstruire avec une nouvelle manière de faire fonctionner un parti politique. Avec un leader, puisqu'aujourd'hui on est un mouvement sans tête". Sans têtes mais avec une multitude de chapelles que la prochain président du parti devra rassembler sous peine de disparition.

Annabel Roger (avec A.M.)