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Ukraine: le bilan du bombardement de Dnipro grimpe à 40 morts, le Kremlin nie être responsable

Au moins 40 personnes sont mortes à la suite d'une frappe russe sur un immeuble résidentiel de Dnipro, en Ukraine.

Au moins 40 personnes sont mortes à la suite d'une frappe russe sur un immeuble résidentiel de Dnipro, en Ukraine. - Vitalii Matokha / AFP

Au moins 40 personnes dont deux enfants ont été tués après un bombardement attribué à la Russie, sur un immeuble résidentiel de Dnipro en Ukraine. 75 personnes, dont 15 enfants, ont également été blessés. Le Kremplin, comme à son habitude, a nié sa responsabilité.

Le bilan d'une frappe russe samedi sur un immeuble résidentiel de Dnipro en Ukraine ne cesse de s'alourdir. Le chef de la police nationale ukrainienne Igor Klymenko a annoncé ce lundi, qu'après une seconde nuit de recherches, 40 morts dont deux enfants avaient été retrouvés, et que 75 personnes, dont 15 enfants, ont été blessés.

Selon le gouverneur régional ukrainien Valentyn Reznichenko, "le sort de 34 autres habitants de l'immeuble est inconnu", laissant donc craindre un doublement du bilan des morts.

Les opérations de sauvetage se poursuivent toujours pour tenter de retrouver des survivants sous les décombres fumants. Une brigade cynophile a notamment été déployée. Depuis le début des opérations de sauvetage, "39 personnes ont été sauvées" des ruines, d'après le gouverneur.

La Russie nie toute implication

Comme à son habitude, le Kremlin a démenti être responsable de ces frappes, rejetant la faute sur la partie ukrainienne. Le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a évoqué "une tragédie" pouvant être due à un tir de la défense antiaérienne ukrainienne.

"Les forces armées russes ne bombardent pas les immeubles résidentiels, ni les infrastructures civiles, elles bombardent des cibles militaires", a expliqué Dmitri Peskov, en dépit des multiples bombardements qui ont touché une multitude de cibles non militaires depuis le début de l'invasion le 24 février.

Le président russe Vladimir Poutine ne s'est pas prononcé dimanche sur le sujet, estimant en revanche que sa guerre en Ukraine était dans une "dynamique positive", quelques jours après que Moscou a revendiqué la prise d'une petite ville dans l'Est ukrainien.

Ces attaques "sont des crimes de guerre" pour l'UE

La frappe qui a détruit l'immeuble d'habitations de Dnipro a été menée dans le sillage d'une campagne de bombardements réguliers et massifs que Moscou mène depuis octobre contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes, qui ont plongé la population dans le noir et le froid en plein hiver.

Après la frappe de Dnipro, les Etats-Unis ont dénoncé "un nouvel exemple de la guerre brutale et barbare menée par la Russie contre le peuple ukrainien". La présidence suédoise de l'Union européenne a, de son côté, déclaré que "les attaques intentionnelles contre des civils sont des crimes de guerre et ceux qui en sont responsables doivent être poursuivis aussi longtemps qu'il le faudra".

AB avec AFP