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Ukraine: plus de 70.000 civils ont quitté la région de Kherson selon les autorités prorusses

Des soldats russes en patrouille à Kherson, le 20 mai 2022 en Ukraine

Des soldats russes en patrouille à Kherson, le 20 mai 2022 en Ukraine - Olga MALTSEVA © 2019 AFP

Les autorités prorusses qui administrent la région de Kherson en Ukraine ont assuré que 70.000 personnes avaient quitté la zone face à l'avancée de l'armée ukrainienne qui tente de reconquérir du terrain.

"Plus de 70.000" civils ont quitté leur domicile "en une semaine" dans la région de Kherson, dans le sud de l'Ukraine, après que les autorités d'occupation prorusses ont entamé leurs évacuations le 19 octobre dernier, ont-elles annoncé mercredi.

"Je suis sûr que plus de 70.000 (personnes) sont parties en une semaine depuis que la traversée a été organisée" de la rive droite du fleuve Dnipro vers la rive gauche, plus éloignée du front, a déclaré Vladimir Saldo, le chef de l'administration d'occupation russe, en direct sur la chaîne de télévision Krym 24.

Avancées ukrainiennes

Les autorités d'occupation russes de la région de Kherson avaient indiqué le 19 octobre commencer les évacuations de civils sur place face à l'avancée des troupes ukrainiennes.

Depuis début septembre, l'armée ukrainienne avance en effet progressivement dans cette région annexée par Moscou à la fin du même mois mais que la Russie ne contrôle pas entièrement.

Les gains territoriaux réalisés par les soldats ukrainiens avaient ainsi poussé les autorités prorusses à demander à la population civile de quitter leur domicile et traverser le fleuve Dnipro vers la rive gauche, plus éloignée de la ligne de front.

Zone interdite

Mercredi, Vladimir Saldo a annoncé "l'interdiction d'entrée dans la zone de la rive droite de la région pour une durée de sept jours" au vu de la "situation tendue sur la ligne de contact".

Le chef de l'administration d'occupation russe a évoqué le "danger immédiat d'inondation des territoires de la région de Kherson et de destruction massive des infrastructures civiles" par Kiev, selon lui, pour justifier une telle mesure.

Vendredi, les autorités d'occupation russes avaient accusé Kiev d'avoir tué quatre personnes dans le bombardement d'un pont enjambant le Dnipro, ce que l'armée ukrainienne avait nié.

G.D. avec AFP