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Les Républicains: un vice-président s'est fait recadrer après s'être interrogé sur Valérie Pécresse

Gilles Platret, maire LR de Chalon-sur-Saône et vice-président des Républicains, a indiqué sur CNews mardi qu'un "débat sur la ligne" de Valérie Pécresse "pouvait exister". Il s'est fait recadrer par Christian Jacob dans la foulée.

Attention danger, les troupes de Valérie Pécresse passent à l'offensive. Et veulent faire bloc. Après le départ de Guillaume Peltier chez Eric Zemmour, une petite phrase n'est pas passée inaperçue ce mardi au siège des Républicains.

Gilles Platret, sur CNEWS, a laissé planer le doute sur son ralliement au candidat d'extrême droite. "Ce n'est pas à l'ordre du jour. La question ne se pose pas comme ça. La question, c’est de savoir si oui ou non, on peut avoir un débat sur la ligne qui est portée par notre candidate", a-t-il expliqué.

Gilles Platret, maire de Chalon-sur-Saône et surtout l'un des vice-présidents du parti, est connu pour ses prises de positions très à droite. Sauf qu'à trois mois du premier tour, celle-ci est mal passée. Réaction immédiate de la direction du parti. Et c'est une information RMC, Gilles Platret a été sévèrement recadré par Christian Jacob ce mardi après-midi. 

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La sécurité, un thème de campagne à protéger 

Au-delà de ce recadrage, l'équipe de campagne de la présidente de la région Ile-de-France n'a pas vraiment apprécié de se faire une nouvelle fois voler son thème de prédilection, la sécurité. Après le déplacement du président de la République à Nice lundi, les porte-paroles de la candidate ont invité la presse mardi pour leur rappeler que c'est Valérie Pécresse qui a le meilleur programme pour rétablir l'ordre.

Suite de la contre-offensive ce week-end sur les marchés. Les militants vont distribuer un million de tracts avec un titre qui attaque directement le bilan du président: "Emmanuel Macron n'a pas protégé les Français".

Attaquer le gouvernement sur le sanitaire

Attention aussi à ne pas perdre de terrain sur le sanitaire. Pour l'un des plus proches conseillers de Valérie Pécresse dans cette campagne, c'est très clair. "Il faut aller chercher les déçus d'Emmanuel Macron sur le sanitaire. C'est la marge de progression des prochaines semaines", indique-t-il. Et pour ça, quoi de mieux comme angle d'attaque que le protocole plutôt bancal de Jean-Michel Blanquer dans les écoles.

Un député LR très influent suggère d'attaquer le gouvernement dès qu'il se plante sur le sanitaire. "Là, on n'a pas tapé assez fort. Valérie Pécresse aurait dû demander la démission du ministre de l'Education", confie le parlementaire.

GDe avec Pierrick Bonno