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Affaire Paul Bismuth: à la barre, Nicolas Sarkozy promet qu'il n'a "jamais corrompu personne"

Nicolas Sarkozy s'est exprimé au premier jour de son procès en appel dans l'affaire où l'ancien président de la République est soupçonné d'avoir tenté de pistonner un juge pour un poste à Monaco en échange d'informations.

Diffusion des écoutes des conversations téléphoniques entre Nicolas Sarkozy et son avocat, Thierry Herzog, ce mardi, au deuxième jour du procès en appel de l’affaire Paul Bismuth. Tous deux ont pris place lundi sur le banc des prévenus. A leurs côtés, un magistrat, Gilbert Azibert.

Les trois ont été condamnés en première instance pour des faits de "corruption" et "trafic d’influence". Nicolas Sarkozy et son conseil auraient appuyé la candidature du magistrat pour un poste à Monaco, en échange d’informations sur une autre affaire dans laquelle le chef d'Etat était cité, le dossier Bettencourt.

"Je n’ai jamais corrompu personne", assure-t-il.

Mardi, c’était le premier jour de ce procès en appel, les trois prévenus ont pu s’exprimer brièvement lors de l’ouverture de l’audience. Nicolas Sarkozy a notamment pris la parole. A la barre, l’ancien chef d’Etat, en costume sombre, veut défendre son honneur qu’il dit "bafoué" dans cette affaire. Sa culpabilité ? Il la conteste "avec la plus grande force". La peine de 3 ans de prison, dont un an ferme, aussi. "Je n’ai jamais corrompu personne", assure-t-il.

"Pour condamner, il faut des preuves ! Où sont-elles ?", demande-t-il

Il balaie ensuite le dossier, dos à la salle comble. Une enquête préliminaire trop longue, une accusation de corruption "étrange", "sans argent versé, sans avantage, sans victime", selon lui, et surtout une condamnation sur la base d’un "faisceau d’indices".

"Pour condamner, il faut des preuves ! Où sont-elles ? Il n’y en a pas !", bouillonne Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy a aussi évoqué son intention de s’expliquer en détail sur chacune des écoutes téléphoniques entre lui et son coprévenu, Thierry Herzog : elles seront diffusées ce mardi après-midi, pour la première fois depuis le début de l’enquête, il y a 8 ans.

Le procès va se dérouler jusqu'au 16 décembre.

Lucille Pascanet (édité par J.A.)