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Agression d'une octogénaire à Cannes: "Ces jeunes n'ont rien dans la cervelle", juge David Le Bars

Trois mineurs de 14 à 15 ans ont été placés en centre éducatif fermé après l'agression ultraviolente d'une vieille dame de 89 ans à Cannes, ce lundi. Pour le secrétaire général du syndicat des commissaires David Le Bars, invité d'"Apolline Matin" ce vendredi sur RMC et RMC Story, il faut enfermer ces mineurs pour protéger la société. Il plaide également pour sanctionner les familles qui protègent ces mineurs ultraviolents.

Les images sont choquantes. Trois adolescents de 14 à 15 ans s'en sont pris violemment à une octogénaire ce lundi à Cannes, pour lui voler son sac à main contenant à peine quelques dizaines d'euros.

La vieille dame âgée de 89 ans rentrait chez elle dans le quartier de la Bocca lorsque le trio d’agresseurs s'en est pris à elle à l’entrée de son immeuble. Le premier, 14 ans, lui assène alors par derrière un violent coup de poing à la tête, la faisant lourdement chuter. L’octogénaire perd alors connaissance. Le deuxième agresseur, 15 ans, lui vole son sac à main, tandis que le troisième, 14 ans, filme avec son téléphone.

"C'est une forme d'hyperviolence totalement gratuite, ces jeunes n'ont rien dans la cervelle et aucune éducation", déplore ce vendredi sur RMC David Le Bars, secrétaire général syndicat des commissaires de la police nationale SCPN UNSA. "On ne comprend pas que sur un vol simple, on se retrouve avec une hyperviolence sur une vieille dame. C'est catastrophique, ça veut dire qu'il n'y a pas d'éducation, pas d'encadrement, qu'ils n'ont rien dans la tête, il va falloir qu'ils soient punis et rééduqués", ajoute le policier.

"Il faut punir les familles qui protègent"

Le lendemain, l’auteur du coup de poing s'est rendu au commissariat de Cannes. Ses deux complices sont arrêtés un peu plus tard. Confrontés aux images, ils ont reconnu les faits, tous les trois. Le parquet de Grasse a demandé leur placement en centre éducatif fermé, jusqu’à leur jugement fin novembre. La victime, elle, est toujours à l’hôpital mais ses jours ne sont pas en danger.

"Ils ont plus de 13 ans, ils sont donc éligibles à une sanction pénale", rappelle David Le Bars qui explique que le Centre éducatif fermé "n'a pas de contraintes": "S'ils veulent se soustraire à cette mesure, ils seront en infraction mais ils peuvent en sortir car le centre éducatif fermé n'a pas de contraintes".

"Il faut punir. Il faut enfermer pour protéger la société de ces individus ultraviolents et dans l'enfermement, il faut une éducation contrainte, de force, pour leur apprendre les valeurs de la République, les valeurs tout court, la politesse, le fait de vivre ensemble. Je rejoins le maire de Cannes, il faut punir les familles qui protègent. Je suis favorable que les familles soient expulsées de leur logement si elles laissent des mineurs agir ainsi", plaide David Le Bars.

Car selon le maire de Cannes David Lisnard, la famille d'un des jeunes "aurait tenté de couvrir les agissements de l'un des mis en cause sur la base d'un faux témoignage", assure-t-il auprès de Nice Matin. Dans un courrier adressé au ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, l'élu a également appelé à ce que "l'excuse de minorité puisse être automatiquement levée dans des cas d’espèce aussi graves et que les auteurs de tels agissements soient considérés comme des justiciables à part entière".

G.D.