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Explications de François Fillon: "il a montré qu'il avait la solidité pour être président"

Après sa conférence de presse, au cours de laquelle il a notamment présenté ses excuses, François Fillon, a réuni, ce lundi soir, les ténors du parti Les Républicains dans son QG de campagne. Eric Woerth, député de l'Oise, y était. Invité ce mardi de Jean-Jacques Bourdin sur RMC, il a soutenu l'ancien Premier ministre.

Devant plus de 200 journalistes à son siège de campagne à Paris lundi, François Fillon a défendu la "légalité" des pratiques qui lui sont reprochées, l'emploi passé de sa femme Penelope et de deux de ses enfants comme assistants parlementaires à l'Assemblée et au Sénat. Le vainqueur de la primaire, qui voit sa légitimité remise en cause par l'enquête judiciaire dont il fait l'objet et par ses adversaires, doit aussi affronter le flottement manifeste dans son camp, même si officiellement les ténors Les Républicains le soutiennent.

"Je pense que les Français attendaient ces excuses, a estimé ce mardi sur RMC, Eric Woerth, conseiller politique de François Fillon. Les Français étaient choqués, désappointés, désorientés. Il faudra des semaines et des semaines pour retisser le lien qui uni François Fillon à l'opinion publique. Mais, lundi, il a réinstallé sa campagne, il a mis fin aux hypothèses de plan B. C'était l'un des objectifs. L'autre était de dire les choses, dire que tout était légal."

"Il s'agissait bien d'un assassinat politique"

"Je comprends très bien que cette affaire, que les sommes évoquées aient pu choquer les Français. Mais tout était légal. Il avait le droit d'embaucher sa femme ou ses enfants, souligne encore le député LR de l'Oise. Après, les Français jugeront. Mais la question est différente, elle est de savoir si l'on veut que la gauche reste au pouvoir ou si l'on considère que c'est au tour de la droite de l'exercer et de redresser le pays. Et je pense que François Fillon a montré hier qu'il avait la solidité d'être un président de la République qui sera résister dans les crises".

Face à Jean-Jacques Bourdin, Eric Woerth a estimé, comme François Fillon lors de sa conférence de presse, qu'il s'agissait "d'un assassinat politique", "mais, contrairement à d'autres assassinats, celui-ci est plus difficile à démontrer". "J'ai été victime d'un lynchage de même nature, or, quand vous portez plainte, vous avez toujours tort, assure-t-il encore. La seule plainte que vous puissiez poser, c'est une plainte en diffamation. Mais la diffamation ne marche jamais parce qu'on considère toujours ceux qui vous ont diffamé comme de bonne foi".

Maxime Ricard avec Jean-Jacques Bourdin