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Explications de François Fillon: "le doute a changé de camp, la confiance également"

REPORTAGE - François Fillon, englué dans l'affaire des emplois présumés fictifs de sa femme, a contre-attaqué lundi en martelant que "tous (ces) faits" étaient "légaux" et en maintenant le cap vers la présidentielle tout en présentant ses "excuses aux Français". Une intervention particulièrement attendue dans son fief de Sablé-sur-Sarthe.

Après la conférence de presse de François Fillon et les excuses du candidat de la droite à la présidentielle, une question se pose. François Fillon peut-il inverser la tendance, faire oublier l'affaire qu'il traîne comme un boulet au pied et relancer sa campagne présidentielle? RMC est allée poser la question dans son fief, à Sablé-sur-Sarthe. Le candidat Les Républicains à l'élection présidentielle a eu beau s'excuser, difficile pourtant de remonter dans l’estime de Micheline.

"Moi, ce qui me dérange c'est lorsqu'on annonce un programme dans lequel on demande aux gens des restrictions et que l'on se sert en premier", déplore-t-elle. Du côté de Jérémy le doute subsiste: "Tant qu'on n'aura pas le fin mot de l'histoire, on ne pourra pas se permettre de voter pour quelqu’un qui traîne des casseroles comme ça".

"Il s'est livré comme jamais"

Si François Fillon tient bon, pour Bernard Jounet, élu d'opposition à la mairie de Sablé-sur-Sarthe, le mal est fait: "S'il se présente, il verra bien les résultats. Mais bon ça va être dur, très dur." Marc Joulaud, maire de Sablé-sur-Sarthe et ancien suppléant de François Fillon, estime au contraire que la conférence de presse du candidat est un tournant de la campagne présidentielle: "Il s’est expliqué. Il a justifié les choses. Il s'est livré comme jamais. Il n’a pas joué. Il n’a pas triché. Je pense que la campagne démarre maintenant. Le doute a changé de camp, la confiance également".

Antoine d'Amécourt, maire de la commune voisine d'Avoise et proche de François Fillon, est lui aussi convaincu que la campagne du candidat doit reprendre ses droits: "J'espère qu'il a effacé toutes les velléités des uns et des autres. Il a bien reprécisé les choses. Depuis plus d'une semaine, il n'y avait plus de campagne. On ne parlait plus que de ça. Or, l'enjeu ce n'est pas ça. L'enjeu, c'est l'élection présidentielle".

M.R avec Benoît Ballet