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"La peur doit vraiment changer de camp": en vidéo depuis son lit d'hôpital, un policier blessé à la tête sort du silence

Visage marqué et hématome sous l'oeil, Jean-Paul revient sur son agression lors d'une intervention à Rive-de-Gier, dans la Loire.

Le policier blessé à la tête la semaine dernière au cours d'une intervention à Rive-de-Gier, dans la Loire, a réclamé dans une vidéo publiée sur Twitter que la peur "change de camp".

"Moi, c'est Jean-Paul. Je suis le policier qui a fait parler de lui la semaine dernière", déclare l'homme, filmé depuis un lit d'hôpital. "Y'en a vraiment marre. La peur doit vraiment changer de camp. Ça fait des années qu'elle aurait dû changer de camp", affirme-t-il, avant d'ajouter que, "si rien n'est fait, demain à ma place ce sera un autre policier, ou un citoyen". 

Visage marqué et hématome sous l'oeil, il montre ensuite une impressionnante cicatrice parcourant son crâne, tout en précisant qu'il devrait s'en "sortir sans trop de séquelles".

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Adressant son message "à nos dirigeants" qui, "seuls ont le pouvoir de changer les choses", l'homme remercie les "policiers et citoyens" ayant pris part mercredi après-midi au rassemblement parisien organisé après le meurtre à Avignon d'un brigadier lors d'une opération anti-drogue.

Partagée mercredi soir par un compte de soutien aux forces de l'ordre, la vidéo dure une minute et 24 secondes.

Contactée, la Direction départementale de la sécurité publique de la Loire (DDSP) confirme que l'homme apparaissant sur la vidéo est bien le brigadier-chef de 51 ans du commissariat de Saint-Chamond, dans la Loire, blessé la semaine dernière.

Lors d'une intervention pour tapage nocturne dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, peu après minuit, le fonctionnaire de police, père de deux enfants, avait reçu un projectile à la tête, certaines sources évoquant une bouteille. Il avait perdu connaissance et s'était écroulé au sol, dans une rue de cette ville de l'agglomération stéphanoise. Conduit au CHU de Saint-Etienne pour y être opéré, il avait été placé quelques heures dans un coma artificiel.

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait apporté "tout son soutien" au blessé et à ses collègues. "Nos services sont pleinement mobilisés pour retrouver l'auteur des faits", avait-il assuré sur Twitter. Aucune interpellation n'est pour l'heure intervenue dans ce dossier, a indiqué la DDSP. 

La rédaction de RMC avec AFP