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Trèbes: les renseignements envisageaient d'abaisser la surveillance de Radouane Lakdim

Information RMC - Radouane Lakdim, qui a été abattu vendredi, était fiché S, connu pour sa radicalisation et surveillé par la DGSI. Mais rien ne laissait présager un passage à l'acte imminent, il était même envisagé de baisser sa surveillance.

Responsable de la tuerie qui a fait quatre morts vendredi, le terroriste Radouane Lakdim était fiché S, connu pour sa radicalisation et surveillé par la DGSI. Mais rien ne laissait présager un passage à l'acte imminent. D'ailleurs, selon nos informations, il était même envisagé d'abaisser sa surveillance. Il n'était pas considéré comme prioritaire par rapport à d'autres profils plus inquiétants.

Dernièrement sa radicalisation faisait l'objet d'une surveillance technique et aussi en partie physique de la DGSI. Il avait été récemment envisagé d'alléger ce dispositif de surveillance humaine ou de le faire prendre en charge par un autre service, les renseignements territoriaux. Jamais il ne laisse penser qu'il peut passer à l'acte, les services de police le connaissent pourtant depuis 2014.

Il était en lien avec un individu qui avait participé à un projet d'attentat déjoué en 2008

Radouane Lakdim, dont la compagne était également surveillée, apparaît dans les radars des renseignements car il est en lien avec un individu considéré comme dangereux, un homme qui avait participé à un projet d'attentat déjoué en 2008. Il envisage de partir en Syrie, mais sans concrétiser son projet.

En 2016 et 2017, il fait l'objet d'une première surveillance renforcée de la DGSI. Le dispositif est interrompu quelques mois, puis repris en septembre 2017 parce que Radouane Lakdim est repéré sur des sites jihadistes. Mais, là encore, rien n'a laissé penser aux services de renseignement qu'il pouvait commettre un attentat.

Claire Andrieux