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Un inconnu s'introduit à l'Elysée avant d'être arrêté tout près du bureau d'Emmanuel Macron

Un homme a été interpellé par la sécurité de l'Elysée après avoir pénétré dans la cour du palais présidentiel. Il se trouvait au pied de l'escalier menant au bureau d'Emmanuel Macron lorsqu'il a été surpris par un huissier. Il encourt 1 an de prison et 15.000 euros d'amende.

C'est une scène à peine croyable et inquiétante qui s'est déroulée fin septembre au palais de l'Elysée. Selon Le Canard Enchaîné, un inconnu a réussi à déjouer la surveillance de la sécurité du palais présidentiel pour s'introduire à l'Elysée avant d'être repéré par un huissier au pied d'un escalier menant au bureau d'Emmanuel Macron. Interpellé par la sécurité il a été emmené dans les locaux du commissariat du 16e arrondissement pour y être interrogé. Selon les premiers éléments, il serait inconnu des services de police.

Le Canard Enchaîné, raconte que l'homme se serait présenté devant le palais de l'Elysée le 28 septembre dernier et aurait profité d'une relève de la sécurité pour tromper la vigilance des policiers en poste devant le portail avant se faufiler dans le dos des gendarmes. Il a alors pu traverser la cour d'honneur, pénétrer dans le bâtiment principal avant d'être arrêté au pied de l'escalier menant au bureau d'Emmanuel Macron, qui ne s'y trouvait pas, tenant un conseil de défense dans une autre aile du palais.

L'intrus risque désormais un an d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende si l'Elysée se décidait à engager des poursuites.

Plusieurs intrusions dans des bâtiments sensibles

"Cela interroge sur les conditions de sécurité à un moment où le président de la République a souvent dit être menacé, notamment à l'époque des "gilets jaunes" dont certains avaient tenté de pénétrer dans le palais", s'inquiète ce mercredi sur le plateau des "Grandes Gueules" Zohra Bitan. "On n'est pas à la hauteur", déplore Alexandre Mahfoudhi. "Le Président, c'est un intérêt stratégique français, sa sécurité nous concerne tous. Il a le doigt sur le bouton nucléaire, on lui donne notre confiance, il faut qu'il soit protégé convenablement", ajoute l'ancien zadiste et militant associatif.

En avril 2021 déjà, un homme avait déjà tenté de s'introduire à l'Elysée. Il s'était présenté devant l'entrée avec une bouteille surmontée d'un tissu enflammé qu'il avait jeté aux pieds des gardes présents. Sans liquide inflammable, la bouteille s'était juste brisée avant que les policiers et gendarmes ne l'arrêtent. Interpellé, il avait été pris en charge par l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris.

En janvier 2019, en plein mouvement des "gilets jaunes", 5 personnes avaient enfoncé la porte du ministère du porte-parole du gouvernement de l'époque Benjamin Griveaux. À l'aide d'un chariot-élévateur, ils avaient défoncé la porte et s'étaient introduits dans la cour du bâtiment. Arrêté plusieurs semaines après les faits, le conducteur du chariot-élévateur avait été condamné à 18 mois de prison, dont neuf mois avec sursis probatoire.

G.D.