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"Gilets jaunes": les manifestants suspectés d'avoir forcé l'entrée du ministère de Benjamin Griveaux devant la justice

Les quatre suspects comparaîtront ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris. Seulement un reconnaît les faits, et affirme avoir conduit le transpalette.

Cela restera une des images fortes du mouvement des "gilets jaunes". Le 5 janvier, lors de l’acte 8, des manifestants, à l’aide d’un chariot élévateur, enfonce la porte d’entrée du ministère de Benjamin Griveaux, pénètre dans la cour et dégrade des voitures avant de s’enfuir. 

Cette intrusion violente avait contraint le secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre à être évacué de ses bureaux. Celui-ci avait dénoncé une "attaque inadmissible contre la République". Les quatre prévenus, une femme et trois hommes, comparaîtront libres sous contrôle judiciaire. Parmi eux, figure le jeune homme qui a reconnu avoir piloté le transpalette lors de cet acte 8 du mouvement. 

Connus pour des délits routiers

Il s'agit du plus jeune d'entre eux, un ouvrier de 23 ans travaillant dans une entreprise de tuyauterie dans le Nord. Identifié grâce aux images de vidéo-surveillance, il explique avoir agi dans un état d'euphorie, poussé par la foule mais ignorait que c'était le ministère de Benjamin Griveaux. Son ministère n'était donc pas visé, c'est ce qu'affirment aussi les trois autres prévenus, deux hommes de 22 et 35 ans, et une femme de 46 ans, employée de mairie.

Des manifestants jamais condamnés pour violences ou dégradations. Certains étaient toutefois connus pour des délits routiers ou des affaires de stupéfiants. Les juges vont chercher à savoir si ces trois manifestants ont encouragé le conducteur ou s'ils l'ont aidé à prendre possession du véhicule.

Aurélia Manoli avec Guillaume Descours