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Adrien Quatennens doit-il revenir à l'Assemblée nationale, comme le veut Jean-Luc Mélenchon?

L'ancien président de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a appellé Adrien Quatennens, qui a reconnu des violences conjugales, à revenir à l'Assemblée nationale, dénonçant une "gifle politique" reçue par le député.

En arrêt maladie depuis la plainte pour violences conjugales de son ex-femme, le député de La France Insoumise Adrien Quatennens, a été invité à revenir à l'Assemblée nationale par Jean-Luc Mélenchon lui-même. "Je pense qu'il doit revenir à l'Assemblée nationale, je souhaite que le lynchage cesse parce que c'est une sorte de gifle politique qui lui est donnée du matin au soir", a assuré le chef de file de LFI dimanche sur France 3.

"C'est un des éléments les plus brillants et ce n'est pas un violent parce qu'il a été violent une fois", a ajouté Jean-Luc Mélenchon, évoquant la gifle qu'Adrien Quatennens a reconnu avoir donné à sa femme.

"Un peu facile de rester tranquillement chez soi"

Alors le député du Nord doit-il remettre les pieds dans l'hémicycle comme l'y invite Jean-Luc Mélenchon? Sur le plateau des "Grandes Gueules", l'idée fait débat. "C'est lui qui a décidé d'être en retrait, il avoue sa faute donc il n'a pas à revenir", estime l'agriculteur Didier Giraud qui déplore qu'Adrien Quatennens soit arrêté "aux frais du contribuable". Autre "grande gueule", Joëlle Dago-Serry, l'appelle également à "assumer":

"Il n'a pas démissionné. Je refuse qu'il reste à maison tranquillou avec l'argent public. Il doit revenir travailler. Ensuite, même s'il a avoué et qu'il y a un devoir d'exemplarité, il faut un moment montrer sa face et assumer. C'est un peu facile de rester tranquillement chez soi, caché", déplore de son côté Joëlle Dago-Serry.

"Pas remettre en cause toute son existence"

"Député ce n'est pas un métier, c'est un mandat qu'on t'a confié. Il a fait de la lutte contre les violences faites aux femmes une de ses priorités, il a trompé ses électeurs, il démissionne", ajoute Olivier Truchot. "Il retourne dans le privé, on n'est pas obligé de rester député".

Pour l'avocat Charles Consigny, on a le droit de faire une erreur "quelle que soit sa gravité". "Si on la reconnaît et qu'il y a un processus qui s'amorce de ce côté-là, cela ne doit pas remettre en cause toute son existence", défend le conseil qui plaide pour un retour d'Adrien Quatennens à l'Assemblée nationale.

Avant de se mettre en retrait de ses fonctions politiques, Adrien Quatennens, figure de la jeune garde du parti, avait reconnu des violences envers son épouse, assurant "regretter profondément son geste".

G.D.