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Assemblée nationale: une reprise des débats houleuse, sur fond d'affaires

Dans le contexte d'affaires qui secouent la gauche (Quatennens, Bayou) mais aussi la majorité (Dupond-Moretti, Kohler), la rentrée parlementaire a été très agitée ce mardi à l'Assemblée nationale. Une reprise des débats qui a tourné au "show", regrettent certains députés.

Première séance de questions au gouvernement ce mardi à l’Assemblée nationale, en cette semaine de rentrée parlementaire. Une séance particulièrement agitée. Première intervention d'Aurore Bergé: “Tout a commencé par ce qu’elle appelle une petite gifle". Une première allusion enflammée de la cheffe de file des députés macronistes aux violences conjugales reconnues par l'insoumis Adrien Quatennens, soutenu par une partie de son clan.

“Oui, nous devons faire mieux et ça commence par nos attitudes. Ça commence par les mots que nous employons. Ça commence par respecter les victimes”, assène la députée.

Sandrine Rousseau répond par un signe féministe. Colère dans les rangs insoumis. “Madame Obono, vous continuez à invectiver l’Assemblée donc je prononce un rappel à l’ordre avec inscription au procès-verbal”, annonce Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale.

"C'est assez violent"

La députée Danièle Obono sera ainsi privée ce mois-ci d'un quart de son indemnité parlementaire. Autre échange tendu, entre Ugo Bernalicis et le ministre Olivier Véran sur les ennuis judiciaires au sein de l'exécutif. “Quels sont les points communs entre les affaires Alexis Kohler et Eric Dupond-Moretti?”, demande Ugo Bernalicis. Mais Olivier Véran lui répond sèchement: “J’aime beaucoup les devinettes, mais ici, c’est le Parlement”.

En sortie d'hémicycle, le député du Modem Erwan Balanant est désespéré.

“C’est assez violent la façon dont on reprend là. C’est quand même assez souvent un show et je trouve ça dommage”, regrette-t-il.

Des invectives qui selon d'autres députés, empêchent de discuter du fond des textes.

Hélène Terzian et Cyprien Pezeril avec Guillaume Descours