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Retraites: comment la droite réagit à la menace de dissolution d'Emmanuel Macron

Le président de la République Emmanuel Macron a assuré mercredi qu'il pourrait dissoudre l'Assemblée nationale en cas de blocage sur la réforme des retraites. Une menace particulièrement adressée à la droite.

La réforme des retraites, ce n’est pas pour tout de suite. Emmanuel Macron a finalement choisi de temporiser et a annoncé une concertation pendant plusieurs mois, avec un texte dédié à la réforme que le Parlement examinera l'hiver prochain.

Le camp présidentiel, contraint par sa majorité relative à l'Assemblée, aura besoin des voix des Républicains pour faire voter sa réforme. Et en cas de blocage, si les oppositions s'alliaient pour voter une motion de censure, le président a déjà brandi lors d'un dîner à l'Élysée mercredi soir la menace d’une dissolution.

Une menace qui a été moyennement appréciée au sein de la droite. "Chantage", "manque de respect pour le Parlement", et même "un caprice" dénoncent des élus. Pour autant, Les Républicains savent qu’ils n’auraient rien à gagner à retourner aux urnes et de fait, ils n’ont jamais envisagé de voter une motion de censure.

Des avancées attendues sur les carrières longues, notamment

Au contraire, l’annonce de cette concertation, d’un débat plus long, et d’une loi dédiée aux retraites après Noël, a tout pour les satisfaire. "Cette formule nous convient", glisse même une députée LR, qui se dit prête à voter le texte, si les discussions sont constructives, comme en juillet sur le pouvoir d’achat.

Dans la majorité, on espère ainsi éviter le blocage. "Si Les Républicains sont cohérents, alors ils soutiendront la réforme", prédit un macroniste, qui rappelle que Valérie Pécresse a fait campagne pour les 65 ans. Mais Les Républicains y mettent des conditions. Ils attendent des avancées sur la pénibilité, les carrières longues, et la suppression des régimes spéciaux.

Sébastien Krebs avec Guillaume Descours