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Candidatures multiples aux législatives : "C'est regrettable d'en arriver là"

Nathalie Kosciusko-Morizet arrive à l'Elysée pour l'investiture d'Emmanuel Macron, le 14 mai 2017

Nathalie Kosciusko-Morizet arrive à l'Elysée pour l'investiture d'Emmanuel Macron, le 14 mai 2017 - ERIC FEFERBERG / AFP

Pour les législatives à Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet sera opposée à deux candidats Les Républicains : Jean-Pierre Lecoq et Henri Guaino. Une multiplication des candidatures qui inquiète les électeurs de la deuxième circonscription de Paris.

Les Républicains ont lancé samedi le coup d'envoi de leur campagne pour les législatives, lors d'un grand meeting organisé au parc floral du bois de Vincennes, près de Paris. Objectif : adopter une stratégie commune pour contrer l'ouverture offerte par La République en Marche! d'Emmanuel Macron. Ce rendez-vous était ainsi l'occasion de reprendre en main une campagne qui semble échapper à la droite depuis l'élimination de François Fillon à la présidentielle. 

Mais la droite semble plus divisée que jamais pour ces élections qu'elle espère toutefois remporter. Dans au moins une dizaine de circonscriptions, des candidatures dissidentes à droite feront face au candidat investi par le parti Les Républicains. 

NKM face à deux candidats LR

C'est le cas notamment dans la deuxième circonscription de Paris où Nathalie Kosciusko-Morizet sera opposée non seulement à un candidat En Marche! mais aussi à deux opposants en interne : Jean-Pierre Lecoq, maire du VIème arrondissement de Paris, et Henri Guaino, l'ancienne plume de Nicolas Sarkozy, qui a confirmé officiellement samedi faire partie des prétendants.

Cet éparpillement des voix pourrait bien nuire à la droite. C'est d'ailleurs ce que redoute Jacques Soppelsa, adjoint à la mairie du Vème arrondissement, membres Les Républicains et soutient de NKM. "Le candidat officiel, c'est la candidate, c'est l'ancienne ministre, c'est Nathalie Kosciusko-Morizet et nous sommes derrière elle bien sûr", affirme-t-il, tout en reconnaissant qu'il va falloir "se battre auprès des administrés pour leur expliquer que c'est tout à fait capital parce que l'arithmétique, c'est l'arithmétique et que même si Jean-Pierre Lecoq et Henri Guaino font des scores modestes, ce sera des pourcentages qui pourraient handicaper notre candidate". "C'est tout à fait regrettable d'en arriver là", déplore l'élu.

"Je ne comprends plus rien"

Cette division inquiète par ailleurs les électeurs de cette circonscription plutôt marquée à droite. "Je ne comprends plus rien", avoue une électrice interrogée sur un marché du Vème arrondissement. "Je trouve que c'est dommage que les gens ne puissent pas s'entendre", regrette une autre. Xavier, un habitant du quartier, estime quant à lui que "la droite est en train d'éclater".

La principale intéressée, Nathalie Kosciusko-Morizet dénonce ceux "qui entretiennent la confusion et qui essaient de faire croire qu'ils ont l'investiture du parti alors qu'ils ne l'ont pas", faisant référence à la situation de Jean-Pierre Lecoq. "Je pense que les électeurs ne veulent plus de tout ça parce que tout ça, c'est justement la vieille politique", estime l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy.

N.R. avec Me.R.