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Législatives : "Il n'y a pas de petit candidat et de grand candidat"

Bruno Le Maire à l'Elysée pour le premier Conseil des ministres, le 18 mai 2017

Bruno Le Maire à l'Elysée pour le premier Conseil des ministres, le 18 mai 2017 - PHILIPPE LOPEZ / AFP

La République en Marche avait prévu des candidats dans 577 circonscriptions pour les législatives mais n'en présentera finalement que 526. Un choix politique afin d'épargner quelques candidats dont Bruno Le Maire, qui affrontera toutefois une candidate LR, Coumba Dioukhané.

En choisissant de n’investir personne dans une cinquantaine de circonscriptions, La République en Marche! épargne volontairement certains candidats. A gauche, au moins dix candidatures socialistes, et non des moindres, sont préservées. Marisol Touraine, Myriam el Khomri ou encore Stéphane Le Foll n’auront ainsi pas d’adversaires La République en Marche! face à eux.

Un traitement de faveur également accordé à quelques personnalités de la droite et du centre. Les proches du Premier ministre Edouard Philippe, juppéiste, auront en effet les coudées franches dans leurs circonscriptions. Idem pour certains soutiens du ministre de l’Economie Bruno Le Maire. Avec un objectif pour Emmanuel Macron : pouvoir compter sur leur soutien après les législatives pour construire une majorité dans la future assemblée.

Mais cette stratégie n'est pas du goût de tous. Et à droite, chez Les Républicains, on organise la riposte. Dans l'Eure, le parti a ainsi décidé de contre-attaquer en présentant face à Bruno Le Maire une candidate LR : l'adjointe du maire d'Evreux, Coumba Dioukhané.

"Je ne ménagerai aucun effort"

"Je ne me voyais pas laisser cette circonscription sans candidat pour une famille politique qui est la première d’opposition de France", a-t-elle affirmé sur l'antenne de RMC. "La candidate officiellement investie, c’est moi et personne d’autre. Donc j’y vais avec un esprit de combat", explique-t-elle.

"Je ne ménagerai aucun effort, peu importe le candidat qui est en face de moi. Bruno Le Maire, je pense qu’il faudra lui poser la question pour savoir si oui ou non c’est une campagne qui sera difficile pour lui. Pour le moment, je m’occupe de moi-même. Il n’y a pas de petit candidat et de grand candidat. Il y a juste de la disponibilité à donner, de la capacité de conviction et de présence sur le terrain et je me sens tout à fait capable de réunir toutes ses qualités", assure-t-elle.

J. Droz et M.R.