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Coup de gueule d'Eric Dupond-Moretti après les affaires Bayou et Quatennens

Le ministre de la justice Eric Dupond-Moretti lors d'une visite de la prison de Fleury-Mérogis, près de Paris, le 23 août 2022

Le ministre de la justice Eric Dupond-Moretti lors d'une visite de la prison de Fleury-Mérogis, près de Paris, le 23 août 2022 - EMMANUEL DUNAND © 2019 AFP

Le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti a dénoncé lors d'une conférence de presse mardi la "justice de droit privé" dans les récentes accusations de violence et de harcèlement qui ont visé Adrien Quatennens et Julien Bayou, jugeant qu'il était "temps de siffler la fin de la récréation".

C’est un coup de gueule qu’a poussé ce mardi le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, en conférence de presse. Il a dénoncé une “justice de droit privé”, après les récentes accusations de violence et de harcèlement qui ont visé des élus ces dernières semaines.

Évoquant les affaires d’Adrien Quatennens et Julien Bayou, qui se sont chacun mis en retrait de leur responsabilité politique, il a affirmé.

"On est en train de créer une justice de droit privé qui n'a strictement aucun sens". "C'est extraordinairement dangereux (...) certains se font dévorer par un monstre qu'ils ont contribué à créer", a-t-il ajouté.

Julien Bayou a annoncé lundi matin qu’il quittait la direction d’Europe Écologie Les Verts après avoir été mis en cause par son ex-compagne. Aucune plainte n'a été déposée, ni aucune enquête judiciaire ouverte dans cette affaire.

"Attaché à la présomption d'innoncence"

Adrien Quatennens, lui, a reconnu avoir giflé sa femme il y a environ un an. Il avait fait l’objet d’une main courante de la part de son ex-compagne et s’est mis en retrait de ses responsabilités lui aussi.

Le ministre de la Justice a accusé les réseaux sociaux.

"La libération de la parole de la femme oui, même au travers des réseaux sociaux. Pour autant, les réseaux sociaux ne peuvent pas être l'unique réceptacle sans filtre de cette parole et la justice doit intervenir. Il n'y a pas de code de déontologie mis en place par tel ou tel parti. Il y a la Justice et il y a un code pénal", a rappelé le ministre.

"Il y en a marre de ces trucs-là (...) la Justice est une institution qu'on ne peut pas mettre de côté. Je suis attaché à la parole des victimes, je suis attaché à la présomption d'innocence, je suis attaché à un certain nombre de grands principes que notre société civilisée à mis des millénaires à élaborer", a-t-il ajouté, "la justice est notre pacte social et ne peut être dévoyée".

La rédaction avec AFP