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"Cynisme et désordre": les morts forts d'Emmanuel Macron envers les députés Nupes et du RN

Dans une interview sur France 2 mercredi soir, le président de la République Emmanuel Macron est revenu sur la motion de censure déposée par la Nupes et votée par les députés RN après l'utilisation du 49-3. Pour lui, ces députés sont "du côté du cynisme".

Emmanuel Macron était mercredi soir dans l'émission l'Événement de France 2. Face à la journaliste Caroline Roux, le président de la République a abordé pendant une heure la situation économique et politique de la France.

Lutte contre l'inflation, carburants, finances publiques, retraites, santé, immigration... Les sujets abordés étaient nombreux. Emmanuel Macron s'est également montré très offensif face à la Nupes et le RN, qui ont voté la même motion de censure. Pour le Président, ces oppositions sont dans le camp du cynisme et du désordre.

En évoquant la motion de censure votée par la NUPES et le RN, Emmanuel Macron affiche sa colère.

“Ils n’ont pas de majorité, mais ils ont surtout prouvé qu’ils étaient prêts socialistes, écologistes et LFI a se mettre main dans la main avec le Rassemblement national. Ils ne sont pas du côté du mérite, de l’ordre, du travail, de la solution, de l’avancée. Ils sont du côté du désordre et du cynisme”, appuie-t-il.

Une alliance avec Les Républicains toujours espérée

Des groupes qui font preuve de démagogie selon lui, ce qui justifie l'usage du 49.3. “Le gouvernement a eu raison de faire voter ce budget y compris face à toutes les oppositions. Il a évité des milliards de dépenses à perte peu utiles”, indique-t-il.

Face à ce blocage, Emmanuel Macron lance un appel du pied franc aux groupes qui n'ont pas voté la censure, en premier lieu Les Républicains. “Moi, je pense qu’avec ces parlementaires-là, qui aujourd’hui ne sont pas dans la majorité, le gouvernement et la majorité à l’Assemblée a intérêt à travailler engagé pour passer la réforme sur le travail, la réforme sur les retraites et oui, je souhaite qu’il y ait une alliance”, ajoute le Président.

Une alliance loin d'être acquise, les Républicains maintiennent qu'ils décideront de leur vote au cas par cas.

Romain Cluzel avec Guillaume Descours