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Fin de l'abondance: des propos "déplacés, provocateurs, méprisants" selon Fabien Roussel

Les propos du président de la République Emmanuel Macron, prononcés à l'ouverture du Conseil des ministres de rentrée ce mercredi, passent mal à gauche. Il avait évoqué un besoin "d'unité" face "à la fin de l'abondance et de l'insouciance".

Des propos qui passent très mal à gauche. Ce mercredi, Emmanuel Macron a prononcé quelques mots en ouverture du Conseil des ministres de rentrée. Il a notamment appelé à l'unité face à "la fin de l'abondance et de l'insouciance".

Pour Fabien Roussel, député PCF du Nord et secrétaire national du parti, Emmanuel Macron prépare les esprits à une politique d'austérité. "Les propos du président de la République sont absolument déplacés, provocateurs, méprisants pour les Français qui travaillent et qui ont du mal à boucler leurs fins de mois".

Il s'interroge: "Mais à qui il va demander la fin de l’abondance et de l’insouciance? Il faut que les efforts changent de camp".

"Nous étions traités d'Amish"

Sur la question climatique, Sandra Regol, députée EELV, doute du revirement écolo du président. "Si vous voulez vraiment améliorer le quotidien des Françaises et des Français face au réchauffement climatique, discutons, reprenez les propositions des écologistes et de la Nupes", affirme-t-elle. Elle rappelle, quand même, "qu'il y a quelques semaines, quand nous osions rappeler qu’il y avait des limites planétaires sur les ressources, nous étions traités d’Amish".

Du côté des syndicats de gauche, la prudence et la défiance sont aussi présentes. Des manifestations sont organisées à la fin du mois de septembre, notamment par la CGT. Philippe Martinez, son secrétaire général, a expliqué qu'il voulait s'opposer aux sacrifices évoqués par Emmanuel Macron.

La Première ministre, Élisabeth Borne, doit s'exprimer lundi prochain au sujet de la sobriété énergétique.

Romain Cluzel (édité par Astrid Bergere)