RMC

Immigration, ambition politique, Macron et Le Pen... Que contient le livre d'Eric Zemmour?

Dans son livre, Eric Zemmour s'attaque à Marine Le Pen et Eric Zemmour, sans oublier au passage son thème favori, l'immigration.

Eric Zemmour n'est pas officiellement candidat à la présidentielle, mais il s'apprête à publier son livre le 16 septembre prochain. Son titre: "La France n'a pas dit son dernier mot".

"La France n'a pas dit son dernier mot" d'Eric Zemmour
"La France n'a pas dit son dernier mot" d'Eric Zemmour © RMC

"Dans mes rêves d'enfant je n'avais jamais imaginé être chef de l'Etat" peut-on lire. Au fil des pages, Eric Zemmour explique que c'est presque malgré lui qu'il est devenu "un acteur de cette histoire". "Le diagnostic, tu l’as fait depuis longtemps", lui souffle son fils. "Maintenant, il faut agir".

Et son diagnostic, tourne surtout autour de l'immigration:

"La Seine-Saint-Denis est l’emblème de ce grand remplacement qui n’existe pas (...)La plupart des cafés sont réservés aux hommes par une loi non écrite mais appliquée avec rigueur, les femmes voilées, de plus en plus nombreuses (...) Cette colonisation religieuse entraîne une colonisation visuelle qui entraîne une colonisation des âmes. C’est le but. […] Ces enclaves étrangères vivent sous le règne d’Allah et des caïds de la drogue qui assurent l’ordre et la vie de tous les jours", écrit-il. 

Le polémiste fait aussi des propositions. Et façon d'entrer dans le match, il trahit les confidences des ses quasi-adversaires.

Marine le Pen lui aurait ainsi confié: "Après mon débat, je ne croyais pas m'en remettre, j'ai vraiment voulu tout arrêter". Et de rapporter des propos de la présidente du RN: "Éric, tu vas faire 3% et tu ne vas pas ­m’empêcher d’être au second tour. Mais tu m’empêcheras d’arriver en tête".

Macron "un Hollande en mieux vêtu"

Dans son livre aux allures de profession de foi politique, il écrit également avoir eu un coup de fil avec Emmanuel Macron.

"Chacun avance ses arguments sans laisser a son interlocuteur le temps de reprendre son souffle (...) Il me dit "République", je lui dis "France". Il me dit "Minorité de racailles", je lui dis: "Soutenue par une majorité, qu’elle aide a vivre et qu’elle soumet par son alliance avec la loi de l’islam. 'Au fait, votre plan, faites-moi une note' Je fais mine de ne pas comprendre: 'Quel plan?'. Il enchaîne, amusé de m’avoir bousculé: 'Mais voyons, votre plan sur l’immigration, mon secrétariat vous contactera''.

Avant de dézinguer le Président:

"Longtemps j’ai pensé que Macron était un Sarkozy en moins vulgaire ; pour la première fois, je comprends qu’il n’est qu’un Hollande en mieux vêtu."

Eric Zemmour, dont le temps de parole dans les médias audiovisuels est désormais décompté, a accusé jeudi "le gouvernement" d'avoir exercé une pression sur le Conseil supérieur de l'audiovisuel, à l'origine de cette décision.

"Les politiques sont tellement lâches qu'ils se cachent derrière (le CSA) soi-disant indépendant, qui n'est absolument pas indépendant et qui est soumis à toutes les pressions, de gens d'En marche, (du) gouvernement et (d')Emmanuel Macron", a lancé le chroniqueur sur CNews. "Bien sûr que j'accuse sans preuve, oui, j'ai aucune preuve, mais c'est un fait. Je dis d'où ça sort. On voit bien d'où ça vient, donc oui, j'accuse, j'accuse ces gens de vouloir me faire taire", a-t-il poursuivi.

Les prises de parole d'Eric Zemmour portant sur "le débat politique national" feront donc l'objet d'un décompte, selon la décision publiée mercredi par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), qui désormais considère Eric Zemmour comme une personnalité politique. 

>> A LIRE AUSSI - Perquisitions chez 8 activistes anti-vaccins potentiellement violents en Italie

Hélène Terzian (avec G.D.)