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"C'est peut-être les institutions et le gouvernement": la parole de Zemmour dans les médias désormais décomptée, ses soutiens crient à la censure

Eric Zemmour et ses soutiens crient à la censure après la décision du CSA de décompter le temps de parole du polémiste dans les médias comme ce lui de tout personnalité politique. Une décision qui est intervenue après la relaxe de l'éditorialiste lors d'un énième procès pour provocation à la haine raciale.

Le flou autour d’une éventuelle candidature d’Eric Zemmour à la présidentielle demeure. Mais pour le Conseil supérieur de l’audiovisuel, en charge du décompte du temps de parole des politiques, la question est tranchée. Mercredi, le CSA a annoncé que dès ce jeudi, chaque intervention dans les médias d'Eric Zemmour était décomptée, comme le temps de parole de tous les acteurs du paysage politique.

Une décision qui a outré le polémiste qui a évoqué une censure malgré une heure d’antenne quotidienne sur une chaîne de télévision : « Censure, le CSA prend le relais des juges, je ne me tairai pas », s’est-il empressé de réagir dans un communiqué, quelques heures après avoir été relaxé lors de son procès en appel pour des propos anti-islam et anti-immigration tenus en 2019.

"Relaxé à 16h, j’ai la joie d’apprendre à 19h qu’on essaie de me faire taire par un autre moyen. Le CSA a donc rendu publique une étrange 'expertise juridique', méritant que mon temps de parole dans les médias soit décompté. Après les menaces du gouvernement à mots à peine couverts depuis des semaines, cette décision ne m’étonne guère. Pourtant cette intimidation porte atteinte à l’exercice de mon métier".

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"Il dérange les partis politiques quels qu’ils soient"

Mais qui est ce "on" qui veut faire taire Eric Zemmour ?: "C’est peut-être les institutions, peut-être le gouvernement", croit savoir Philippe Izraelewicz, membre de l’association "Les Amis d’Éric Zemmour", ce jeudi matin sur RMC.

"Aujourd’hui c’est un chroniqueur, ce n’est pas un homme politique. C’est un journaliste et chroniqueur, je pense qu’il dérange les partis politiques quels qu’ils soient depuis les actions menées avec le fameux collage d’affiche "Zemmour Président" à l’issue des régionales", assure-t-il.

"Aujourd’hui, il n’a pas l’étiquette d’homme politique, j’espère qu’il l’aura peut-être dans quelques semaines", ajoute Philippe Izraelewicz, alors que le principal intéressé a maintenu le flou pendant plusieurs mois, profitant dans le même temps d'une exposition médiatique importante grâce à son émission quotidienne. 

Ses supporters dénoncent une décision "hallucinante". "Les règles doivent être les mêmes pour tout le monde", se félicitait de son côté un cadre du Rassemblement national à l'issue de la décision. Mais du côté du média qui l'emploie, aucune déprogrammation n'était pour l'instant prévue.

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G.D.