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"J'ai très envie de les emmerder": les dessous de la phrase choc d'Emmanuel Macron

Face aux lecteurs du Parisien, le président de la République Emmanuel Macron a assumé vouloir emmerder "jusqu'au bout" les non-vaccinés. Voici ce qu'il faut savoir des coulisses.

La Macronie persiste et signe, après les propos polémique du président de la République visant les non-vaccinés. Les mots sont assumés, dans un premier temps par Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, qui en a même remis une couche: "Qui emmerde la vie de qui aujourd'hui?", a-t-il lancé. Puis ce jeudi matin, le Premier ministre Jean Castex face à Jean-Jacques Bourdin a également estimé que les propos du président étaient "parfaitement cohérents".

"Le propos est construit"

"On n’est pas dans la petite phrase. Le propos est construit", selon un conseiller proche du président. C’est donc très clair: ce ne sont pas des mots qui lui échappent, qui dépassent sa pensée.

D’ailleurs, l’Elysée rappelle qu’Emmanuel Macron prononce cette phrase alors qu’il répond à une lectrice du Parisien, une soignante, indignée de voir les lits de réanimation occupés par des non-vaccinés. Et dans un dialogue très "apaisé", explique-t-on. Ce que confirment les journalistes présents lors de cet échange.

Lorsque Emmanuel Macron prononce cette phrase polémique, cela fait plus d’une heure que le dialogue est installé. Et visiblement les lecteurs "n’ont pas du tout été choqués, ils n’ont pas tiqué…". Les journalistes eux, savent tout de suite que les propos vont faire réagir. L’entretien a été relu par l’Elysée. Le Parisien l’affirme : pas un mot n’a été retiré.

Qui a posé les questions?

Ce qui est intéressant aussi, c’est le profil des lecteurs qui posent les questions. Un panel mixte plutôt représentatif de la population française. Par l'âge, la catégorie socio-professionnelle, la provenance... Mais lorsqu’on regarde de plus près, il apparait que la jeune étudiante de 23 ans a travaillé quelques mois en tant que collaboratrice d’un député de La République en Marche.

Il y a aussi cet agriculteur, qui est le fils d’un ancien soutien d’Emmanuel Macron lors de sa campagne de 2017, contacté de façon totalement indépendante. Le Parisien ne savait pas qui était son père. Emmanuel Macron non plus, puisque c’est le jeune agriculteur lui-même qui est allé le voir, à l’issue, pour lui dire qui était son père. Les journalistes du Parisien nous l’affirment : "Il était sans doute le moins macroniste du lot, celui qui était le plus critique".

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Hélène Terzian (avec J.A.)