RMC

Les Français retiennent les promesses tenues en terme de renouvellement de l’offre

-

- - AFP

A un mois des élections législatives, et malgré quelques couacs lors de l'annonce de ses candidats, les sondages sont favorables à La République en Marche, le parti d’Emmanuel Macron.

Une semaine après sa victoire à la présidentielle, Emmanuel Macron va tenter de se construire une majorité parlementaire. Selon Yves-Marie Cann, directeur des études politiques à l’institut Elabe, les sondages sont pour le moment favorables à La République en Marche (LREM).

Les couacs lors de l’annonce des candidats LREM aux élections législatives ont-ils une influence dans les sondages, à un mois du premier tour des élections législatives?

Selon une enquête Harris-Interactive publiée vendredi, La République en Marche est créditée de 29 % des intentions de vote, contre 20% pour le Front national et les Républicains. Il y a un écart significatif qui est plutôt de bonne augure s’il devait se confirmer. Il y a une sorte de prime au vainqueur, comme on l’avait vu lors des précédents scrutins législatifs. Avec 29%, LREM est cinq points au-dessus du score réalisé par Emmanuel Macron au 1er tour de la présidentielle, le 23 avril dernier.

Les tractations autour du choix des candidats n’ont donc pas d’impact à ce stade?

Pour l’instant ça ne joue pas, et c’est une bonne nouvelle pour Emmanuel Macron. Ce qu’ont retenu beaucoup de Français, ce sont les promesses tenues en terme de renouvellement de l’offre. C’est à dire qu’il était promis qu’au moins la moitié des candidats d’En Marche soit issue de la société civile. Cette promesse elle est tenue. Elle est tenue également en terme de parité. Le seul déséquilibre qu’on peut noter à ce stade c’est qu’il y a beaucoup plus d’anciens députés ou de candidats de gauche que de droite. Mais pour cela, beaucoup de chose dépendront de l’identité du nouveau Premier ministre qui sera annoncée dimanche ou lundi.

Quel sera le rôle de la passation de pouvoir de dimanche?

Symboliquement c’est important. Il y a la transmission de pouvoir entre le président sortant et le nouveau chef de l’Etat. Et puis il y a des passages obligés. La rencontre entre les deux chefs de l’Etat à l’Elysée, le premier discours du nouveau chef de l’Etat, la remontée des Champs-Elysées, sa venue à la mairie de Paris... C’est l’occasion pour le nouveau chef de l’Etat d’imprimer sa marque présidentielle. On l’avait vu en 1981 avec François Mitterrand et son déplacement au Panthéon. On l’avait vu aussi en 2007 avec l’hommage rendu à Guy Moquet par Nicolas Sarkozy. La question c’est ‘que fera Emmanuel Macron dimanche?’. On ne le sait pas encore. Il y aura sans doute un événement plus personnel, en dehors des rites républicains traditionnels, qui lui permettra de donner le ‘la’ par rapport à ses premiers pas en tant que chef de l’Etat.

Thomas Chupin (avec A.M.)