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Marine Tondelier la future cheffe des écolos face à la bande de Sandrine Rousseau

Alors que Marine Tondelier doit prendre la tête d'Europe Ecologie-Les Verts, elle fait déjà face à des tensions en interne, où le camp malheureux de Sandrine Rousseau à de fortes divergences de fond avec les nouveaux leaders du parti.

Le parti Europe Ecologie-Les Verts doit élire ce samedi sa nouvelle patronne. Et ce sera sans suspense, Marine Tondelier. Et déjà, Sandrine Rousseau semble faire bande à part. La députée écologiste trace sa route et ne compte pas s’arrêter à la défaite qu’elle a subie pendant le congrès des écologistes

La liste qu’elle a soutenue est arrivée en troisième position: "C'est le signe de l’impact très faible de Sandrine Rousseau sur le parti", assure un de ses opposants à RMC. Pourtant, la nouvelle leader Marine Tondelier veut rassembler, tourner la page du clivage Jadot/Rousseau et réunir les différentes sensibilités au sein du parti. Mais voilà, la bande à Rousseau, l’aile gauche a quitté pour le moment "la table des négos", pas contente des postes qui lui sont attribués.

Des divergences de fond

Entre les partisans de Sandrine Rousseau et les autres, la fracture porte sur des divergences de fond. Les pro-Rousseau plaident pour un renforcement de la Nupes. Ils lorgnent d’ailleurs sur le poste clé de "chargé de relation avec la Nupes", que l’on ne veut pas leur donner.

Les gagnants du congrès veulent plutôt créer un grand mouvement écologiste fort. D’ailleurs, ils souhaitent mener une liste indépendante aux européennes. Sandrine Rousseau préfère une liste commune avec la Nupes. Mais le dialogue n’est pas rompu : "on veut construire ensemble", dit une très proche de Sandrine Rousseau: "La vérité c'est que c'est une députée brillante et qu'elle est utile au parti, alors enterrons la hache de guerre".

Sandrine Rousseau, "une marque surévaluée"

Il n’est donc pas question d’un départ de Sandrine Rousseau du parti. "Dans l’immédiat, ça n’a pas de sens, assure son entourage à RMC. "Elle n’est pas dans cet esprit-là", ni dans l’idée de créer un nouveau mouvement.

En tout cas, pas pour l’instant. Et puis, elle a appelé jeudi soir, en petit comité, à revenir à la table des négociations, à la jouer unie avec le camp des gagnants. Chez les gagnants, justement, Sandrine Rousseau en agace plus d’un mais on la joue bienveillant: "On ne peut pas dire qu’on la pousse dehors". Un opposant est un peu plus fatigué par le personnage: "C’est beaucoup de bruit", dit-il et pense "que Sandrine Rousseau c’est une marque très surévaluée".

Hélène Terzian