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Législatives: ces députés LREM qui ont choisi de retourner à la vie civile

Une trentaine de députés sortants du clan LREM ont choisi de ne pas se représenter aux élections législatives. Entre envie de retourner à la vie civile et usure, Damien Pichereau (Sarthe) et Pierre Venteau (Haute-Vienne) s’expliquent auprès de RMC.

Les candidats de la majorité "Renaissance", qui rassemble La République En Marche, MoDem et Horizons, se réunissent mardi aux docks d'Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis. Selon le parti, il s’agit officiellement d’une "journée de formation". Parmi les 502 candidats du parti présidentiel aux élections législatives (12 et 19 juin), il y a 52 nouveaux noms. Dix candidats ne sont pas réinvestis et une trentaine de députés ont de leur côté choisi de ne pas se représenter et de retourner à la vie civile.

"Il faut des gens qui connaissent la vraie vie"

C’est par exemple le cas de Damien Pichereau, député de la Sarthe. "On ne peut pas faire que de la politique toute sa vie. Il faut qu’il y ait des gens qui connaissent la vraie vie, qui travaillent, font une parenthèse politique et qui vont ensuite retravailler ensuite. C’est ce que je souhaite faire", explique-t-il à RMC.

Son aventure n’aura pas été de tout repos. Après l’instauration du pass sanitaire, sa permanence a été saccagée. Il a aussi reçu une quinzaine de menaces de mort. "Je ne sais pas si les violences et les menaces ont pesé dans la balance. En revanche, ça a plus pesé pour mon entourage", confie Damien Pichereau.

"L'engagement politique total prend une énergie phénoménale"

Député de la deuxième circonscription de Haute-Vienne, Pierre Venteau a lui aussi commencé à faire ses cartons. "L'engagement politique doit être total et prend une énergie phénoménale. Ce n’est pas quelque chose qui est amené à durer", estime le futur ex-député qui retournera dans son secteur professionnel d’origine, l'agriculture. Avant d'être élu député, il était directeur général adjoint de la Chambre d'agriculture de la Haute-Vienne. Très attaché à la politique, Pierre Venteau n'exclut cependant pas l’idée d’un futur mandat.

En 2017, 308 députés avaient été élus avec l'étiquette du mouvement d'Emmanuel Macron. Depuis cette année-là, une quarantaine d'entre eux a quitté le navire.

Florian Chevallay et Nicolas Traino