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Meurtre de Lola: l'opposition juge le gouvernement responsable, Elisabeth Borne appelle à la décence

Plusieurs députés de l'opposition dont Marine Le Pen ont accusé le gouvernement après la mort de Lola, 12 ans. En effet, la principale suspecte était sous le coup d'une obligation de quitter le territoire. À l'Assemblée, la Première ministre et le garde des Sceaux ont demandé de la "décence" vis-à-vis des parents.

Le meurtre de la jeune Lola a fait l’objet d’un débat houleux à l’Assemblée nationale ce mardi. Cette jeune fille de 12 ans a été retrouvée morte dans une malle dans le 19e arrondissement vendredi dernier. Ce lundi, la principale suspecte dans cette affaire, une femme de 24 ans d’origine algérienne qui était connue des services de police comme victime de violences conjugales et sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français depuis le 21 août dernier faute de titre de séjour valable, a été mise en examen et écrouée.

Dans l'hémicycle ce mardi, Eric Pauget, député Les Républicains, a jugé le gouvernement “responsable de ce drame”. "Cet enfant a été martyrisée, violée par une clandestine. Le défaut d'exécution de ces décisions rend votre ministère responsable de ce drame", a-t-il adressé au ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti.

Une attaque que n’a pas laissé passer le garde des Sceaux qui, dans une allocution enflammée, a dénoncé que le cercueil de la jeune Lola soit vu comme “un marche-pied”.

"Vous faites de la petite politique. Vous vous servez du cercueil d’une petite fille de 12 ans pour en faire un marche-pied. Vous êtes toujours au rendez-vous du malheur dont vous faites depuis des années votre miel", a-t-il indiqué.

Elisabeth Borne demande de la décence

C’est ensuite Marine Le Pen, ancienne candidate à la présidentielle et députée du Rassemblement national, qui a interpellé la Première ministre, Élisabeth Borne, sur cette affaire.

“Une fois de plus, la suspecte de cet acte barbare n’aurait pas dû se trouver sur notre territoire, et ce, depuis plus de trois ans. Une fois de trop (...) Trop de crimes et de délits sont commis par des immigrés clandestins que l’on n’a pas voulu ou pas su renvoyer chez eux”, a-t-elle appuyé devant l’Assemblée.

La Première ministre lui a répondu en demandant “un peu de décence” et du respect pour “la douleur des parents”.

Guillaume Descours