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Parrainages de Marine Le Pen: "C'est extrêmement compliqué" selon le porte-parole du Rassemblement national

Sur RMC, le porte-parole du Rassemblement national Laurent Jacobelli reconnaît que la quête de Marine Le Pen pour les 500 parrainages est compliquée. Et demande le retour de l'anonymat des élus accordant leur signature à un candidat.

Marine Le Pen en campagne. La présidente du Rassemblement national doit tenir son premier grand meeting à Reims le 15 janvier prochain, à quatre mois du premier tour de l’élection présidentielle. Mais la candidate est encore à la recherche de ses 500 parrainages d’élus.

"Il est compliqué pour les candidats d’avoir leurs 500 signatures. Cela avance mais c’est extrêmement compliqué", reconnaît ce lundi sur RMC Laurent Jacobelli, le porte-parole du Rassemblement national, qui plaide pour un retour à l’anonymat des parrainages. Car depuis avril 2016, les parrainages des candidats doivent être publics.

"Les noms des élus doivent rester anonymes"

"Il faut que les parrainages soient anonymes. Les noms des élus doivent rester anonymes. Certains maires se demandent s’il n’y aura pas de conséquences. On ne peut pas empêcher les candidats légitimes d’être présents à l’élection présidentielle", assure-t-il, craignant pour les capacités de la présidente du Rassemblement national à se présenter à l’élection.

"Imaginez que Marine Le Pen ou même Jean-Luc Mélenchon ne puisse être présent, ce serait un signal démocratique terrible. Il faut changer les règles", plaide Laurent Jacobelli.

"On ne va pas demander à ce que notre vie démocratique soit en sommeil"

Et le porte-parole du Rassemblement national balaie d’un revers de la main tout report de l’élection en cas de nouvelle vague en avril prochain, alors que la situation sanitaire inquiète actuellement, et que l’on enregistre un record de nouveaux cas quotidiens.

"Nos libertés individuelles ont été la variable d’ajustement, on ne va pas demander à ce que notre vie démocratique soit en sommeil", plaide-t-il. Pourtant, le Rassemblement national avait plusieurs fois demandé le report de scrutins locaux, comme les municipales, à l’occasion de précédentes vagues. Mais la donne a changé: "Il y a deux ans, on nous parlait d’une hécatombe et d’un raz de marée. On demandait parce qu’on ne savait pas. Aujourd’hui, on sait qu’on peut tenir des élections", assure Laurent Jacobelli.

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G.D.