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Présidentielle: "cette élection m'a donné une insomnie car c'est un moment essentiel qui se joue"

TEMOIGNAGES - Les 66.546 bureaux de vote ont ouvert ce dimanche à 8h00 en métropole, sous haute surveillance après l'attentat des Champs-Elysées. A la sortie des urnes, RMC a rencontré les premiers électeurs et recueilli leurs impressions.

Les Français ont commencé dimanche à voter en métropole pour le premier tour de l'élection présidentielle, un scrutin à l'issue totalement incertaine dans un contexte inédit de menace terroriste. Parmi les onze candidats en lice, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan et la figure de Lutte ouvrière Nathalie Arthaud ont les premiers glissé leur bulletin dans l'urne, respectivement à Yerres (Essonne) et à Pantin (Seine-Saint-Denis). Et parmi les 47 millions d'électeurs, Christian était l'un des premiers à voter en France métropolitaine.

"J'étais très content de voter tôt parce que cette élection m'a donné une insomnie cette nuit, explique-t-il. Je me suis réveillé à 3h00, j'étais donc prêt pour voter dès 8h00. Je pense que c'est un moment essentiel qui se joue". Et de poursuivre en expliquant comment il allait occuper le reste de sa journée: "Je vais prendre mon téléphone et aller sur Facebook pour contacter tous mes amis que je maudis parce qu'ils s'abstiennent et essayer de les convaincre de se rendre au bureau de vote".

"Je me suis rendu compte que je ne pouvais pas voter"

"J'ai préféré voter ce matin de bonne heure et exceptionnellement pour ma femme qui ne pouvait pas se rendre aux urnes, explique pour sa part Fabrice. J'ai été de voir le grand nombre de votants. Les gens sont d'ailleurs souriants, joyeux. C'était extrêmement sympathique car c'est un moment d'unité nationale". Xavier, lui, est allé voter au Touquet et il tient à souligner le bon déroulement de ces élections: "La sécurité a été parfaite, tout est sécurisé et l'ambiance est extrêmement sympathique".

Si dans l'ensemble aucun problème n'est à déplorer, quelques contretemps de dernière minute sont à déplorer. Ainsi, alors qu'il s'était rendu dans son bureau de voter faire son devoir de citoyen, Jean-Luc "s'est rendu qu'il ne pouvait pas voter". "J'avais été radié des listes sur Nice mais j'avais fait une demande pour aller voter dans mon village de la Turbie (Alpes-Maritimes). Et ça il y a déjà trois ans. Or, ce matin on m'a dit que je n'étais pas inscrit. Après on parle des gens qui ne vont pas voter, qui ne se déplacent pas… J'ai plutôt l'impression qu'ils font un peu tout pour qu'on ne vote pas".

M.R avec la rédaction