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Projet de budget 2023: à "l'euro près", avec la création de 11.000 postes de fonctionnaires

Bruno Le Maire

Bruno Le Maire - AFP

Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie et des Finances, a présenté ce lundi le projet de loi de budget pour l'année 2023. Près de 11.000 postes de fonctions vont être créés, mais les dépenses seront suivies très rigoureusement.

Le gouvernement a présenté ce lundi un projet de budget qui se veut à "l'euro près", avec la création de près de 11.000 postes de fonctionnaires d'Etat et des dépenses pour alléger la facture énergétique des Français, mais contraint par une charge de la dette en hausse.

Dans ce contexte, le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire a affirmé devant des journalistes que "la France est à l'euro près".

"Je veux tracer une ligne rouge", a-t-il prévenu: "aucune nouvelle dépense" ne pourra être introduite au cours du débat parlementaire si elle n'est pas "financée à l'euro près".

Il faut dire que la charge de la dette, y compris celle liée à la crise du Covid-19, augmente et devrait approcher les 60 milliards d'euros pour l'an prochain.

Cette charge talonne le budget de l'Education, qui s'élèvera à 60,2 milliards d'euros en 2023.

"Nous accueillerons donc les propositions d'économies avec le plus grand intérêt, les nouveaux impôts avec méfiance et les dépenses nouvelles avec circonspection", a ajouté le ministre.

"Encore un peu trop du côté des énergies fossiles"

En raison de la mise en place d'un boulier tarifaire limitant à 15% en début d'année prochaine les hausse des prix réglementés du gaz et de l'électricité, le projet de budget "penche encore un peu trop du côté des énergies fossiles" parce que le gouvernement a fait le choix de "protéger" les Français face à la crise énergétique, a reconnu Bruno Le Maire.

"Il y a beaucoup de dépenses pour la facture de gaz", a-t-il expliqué, ajoutant que cela "ne peut que renforcer notre détermination à accélérer la transition climatique".

Les dépenses de l'Etat prévues pour l'an prochain baissent par rapport à celles prévues suite à la dernière loi de finance rectificative pour 2022, passant de 489,9 à 480,3 milliards d'euros, en raison de la baisse de régime du plan de relance et à un moindre degré du plan France 2030.

Malgré cette baisse, le gouvernement prévoit 10.764 postes supplémentaires de fonctionnaires pour l'Etat et ses opérateurs en 2023, contre seulement 294 prévus en 2022 selon le projet de budget présenté en conseil des ministres avant d'être examiné par l'Assemblée nationale.

Le ministre de l'Intérieur et des Outre-mer gagne 3.109 postes, celui de la Justice 2.313 postes et l'Education nationale 2.000 postes, détaille le document.

"Ce n'est pas un budget de rigueur, ce n'est pas un budget de facilité, c'est un budget responsable et protecteur dans des temps de grandes incertitudes", a commenté Bruno Le Maire.

LP avec AFP